Analyse historique des halvings de Bitcoin : ce que les données révèlent sur les cycles de prix et la rareté programmée
janv., 18 2026
Le Bitcoin n’est pas comme l’argent traditionnel. Il ne peut pas être imprimé à l’infini. Au lieu de cela, il suit une règle fixe, écrite dans son code depuis 2009 : tous les 210 000 blocs, la récompense des mineurs est divisée par deux. C’est ce qu’on appelle le halving. Et chaque fois que cela arrive, quelque chose de profond se produit dans l’économie du Bitcoin.
Qu’est-ce qu’un halving, vraiment ?
Un halving, c’est une réduction automatique de la récompense que les mineurs reçoivent pour valider les transactions et sécuriser le réseau. Au début, en 2009, chaque bloc rapportait 50 BTC. En 2012, ce chiffre est tombé à 25 BTC. En 2016, à 12,5 BTC. En 2020, à 6,25 BTC. Et en avril 2024, il est passé à 3,125 BTC par bloc.
Ce n’est pas une décision prise par une banque centrale ou un gouvernement. C’est un algorithme. Il ne peut pas être changé sans créer un nouveau réseau. C’est ce qui fait la force du Bitcoin : sa prévisibilité. Chaque halving est programmé à l’avance, comme une horloge biologique. Et chaque fois, la quantité de nouveaux BTC qui entrent sur le marché est réduite de moitié.
Le résultat ? Une baisse constante de l’inflation. En 2009, le taux d’inflation annuel du Bitcoin était de 50 %. En 2024, il est tombé à moins de 1,7 %. D’ici 2028, il sera encore plus bas. À la fin, en 2140, il n’y aura plus de récompenses de bloc. Les mineurs ne seront plus payés en BTC neufs - seulement en frais de transaction. C’est le seul modèle économique au monde qui part vers une offre fixe.
Les quatre halvings : ce qui s’est vraiment passé
Le premier halving, le 28 novembre 2012, a eu lieu dans un monde presque invisible au grand public. Le Bitcoin valait environ 10,59 $ avant l’événement. Cent quatre-vingts jours plus tard, il avait grimpé à 126,24 $. C’est une hausse de plus de 1 092 %. Mais attention : le marché était minuscule. Moins de 100 000 personnes le possédaient. Ce n’était pas un phénomène de masse. C’était une expérience de laboratoire.
Le deuxième halving, en juillet 2016, a vu le Bitcoin passer de 650 $ à plus de 1 000 $ en quelques mois. Cette fois, les médias en parlaient. Des fonds d’investissement commençaient à regarder. Les échanges comme Coinbase et Kraken grandissaient. Le marché avait grandi, mais restait encore fragile. Ce halving a été le catalyseur de la bulle de 2017, où le Bitcoin a atteint 20 000 $.
Le troisième halving, en mai 2020, s’est produit pendant la pandémie. Les banques centrales du monde entier ont imprimé des milliers de milliards de dollars. L’inflation des monnaies fiduciaires a explosé. Le Bitcoin, lui, a vu sa production de nouveaux coins réduite de moitié. Et ce n’était pas qu’un hasard. Les investisseurs ont commencé à le voir comme une réserve de valeur. En 180 jours après le halving, le prix a grimpé à 14 849 $. Ce n’était plus une niche. C’était un actif global.
Le quatrième halving, le 19 avril 2024, a été le plus important de tous. Pourquoi ? Parce que le marché était massif. Le Bitcoin valait environ 65 000 $ avant l’événement. La récompense est tombée de 6,25 à 3,125 BTC. Cela signifie que chaque jour, 450 BTC en moins étaient créés. C’est une réduction de 1,6 million de dollars par jour en nouveaux BTC. Et ce, dans un marché où la capitalisation boursière dépassait 1 300 milliards de dollars. Ce n’est plus une petite expérience. C’est une réduction de l’offre dans un marché de taille industrielle.
Les halvings font-ils monter le prix ?
Beaucoup disent oui. Mais la réalité est plus complexe.
Chaque halving a été suivi d’une hausse de prix - mais pas immédiatement. Il y a toujours un délai. En moyenne, la hausse majeure commence entre 6 et 18 mois après le halving. Pourquoi ? Parce que les marchés ne réagissent pas à la réduction de l’offre en temps réel. Ils réagissent à la perception. Et la perception prend du temps à se construire.
En 2012, la hausse a été rapide parce que peu de gens savaient ce qui se passait. En 2024, tout le monde savait. Les fonds institutionnels avaient déjà acheté. Les ETF étaient en place. Le prix avait déjà monté en anticipation. Le halving n’a pas créé la hausse - il a confirmé une tendance déjà en cours.
Le vrai moteur, ce n’est pas le halving lui-même. C’est la combinaison de trois facteurs : la réduction de l’offre, l’augmentation de la demande, et la confiance dans le réseau. Le halving ne fait qu’activer un levier. Ce qui déclenche la hausse, c’est quand les gens décident que le Bitcoin vaut plus que l’argent papier.
Comment les mineurs survivent aux halvings ?
Chaque halving est une crise pour les mineurs. Leur revenu est divisé par deux. Ceux qui utilisent des machines anciennes, qui paient trop cher leur électricité, ou qui n’ont pas de bonnes infrastructures disparaissent. C’est brutal. Dans les semaines qui suivent un halving, le hash rate du réseau chute souvent de 10 à 20 %. C’est une purge naturelle.
Les mineurs les plus efficaces - ceux qui utilisent des ASICs modernes, qui sont situés près des centrales hydroélectriques, ou qui ont des contrats d’électricité à bas prix - survivent. Et ils profitent de la réduction de la concurrence. Après chaque halving, les meilleurs mineurs prennent une part plus grande du réseau. C’est un cycle de sélection naturelle.
En 2024, les mineurs chinois ont été éliminés après l’interdiction de 2021. Ce sont maintenant les États-Unis, le Kazakhstan et l’Arabie Saoudite qui dominent. Et les entreprises comme Riot Blockchain ou Marathon Digital ont dû investir des milliards pour rester compétitives. Le halving n’est pas seulement une question de prix. C’est une question de survie industrielle.
Qu’est-ce qui vient après ?
Le prochain halving est prévu pour mars 2028. À ce moment-là, la récompense tombera à 1,5625 BTC par bloc. En 2032, elle sera de 0,78125 BTC. En 2040, elle sera de 0,195 BTC. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le dernier BTC soit extrait, probablement en 2140.
À ce stade, les mineurs ne seront plus payés en nouveaux BTC. Ils vivront uniquement des frais de transaction. C’est un point critique. Le réseau devra être suffisamment utilisé pour que les frais soient élevés. Sinon, la sécurité du réseau pourrait être menacée.
Les experts s’accordent sur un point : plus le Bitcoin est utilisé comme monnaie, plus les frais augmenteront. Plus les gens envoient des transactions, plus les mineurs seront rémunérés. Le halving pousse le Bitcoin vers cette destination : une monnaie décentralisée, sécurisée par les frais, pas par la création de nouveaux coins.
Le Bitcoin : une réserve de valeur ou un outil de paiement ?
Les halvings révèlent une tension cachée dans l’écosystème. D’un côté, la rareté programmée fait du Bitcoin un actif de réserve, comme l’or. De l’autre, pour qu’il soit utilisé comme monnaie, il faut des transactions fréquentes et des frais bas.
Le halving favorise la première option. Moins de nouveaux BTC, plus de rareté, plus de valeur pour les détenteurs. Mais cela rend l’usage quotidien plus difficile. Si les frais augmentent pour compenser la perte des récompenses, les petites transactions deviennent chères.
La solution ? Les couches secondaires comme le Lightning Network. Elles permettent des paiements rapides et bon marché en dehors de la blockchain principale. Le Bitcoin devient alors une réserve de valeur sur la couche 1, et une monnaie d’échange sur la couche 2. Ce n’est pas un compromis. C’est une évolution naturelle.
Que retenir ?
Les halvings ne sont pas des événements magiques. Ils ne garantissent pas une hausse de prix. Mais ils sont les fondations de la logique économique du Bitcoin.
Chaque halving réduit l’offre. Chaque halving renforce la rareté. Chaque halving pousse les mineurs à devenir plus efficaces. Chaque halving fait passer le Bitcoin d’un projet expérimental à un actif mondial.
Si vous comprenez les halvings, vous comprenez pourquoi le Bitcoin existe. Ce n’est pas une technologie. C’est une règle. Une règle qui dit : "Plus on en utilise, plus il devient rare. Et plus il devient rare, plus il vaut."
Quand aura lieu le prochain halving de Bitcoin ?
Le prochain halving est prévu pour le 26 mars 2028. Il réduira la récompense de bloc de 3,125 BTC à 1,5625 BTC. Cette date est calculée à partir du rythme actuel de création des blocs, qui est d’environ 9 minutes 48 secondes en moyenne, légèrement plus rapide que les 10 minutes prévues. Le halving est déclenché par le nombre de blocs minés, pas par la date du calendrier.
Pourquoi les halvings affectent-ils le prix du Bitcoin ?
Les halvings réduisent la quantité de nouveaux BTC créés chaque jour. Moins d’offre, avec une demande constante ou croissante, crée une pression à la hausse sur le prix. Mais ce n’est pas automatique. Le prix dépend aussi de la confiance, des régulations, de l’adoption institutionnelle et des conditions économiques mondiales. Le halving est un facteur, pas une garantie.
Les halvings ont-ils toujours entraîné une hausse de prix ?
Oui, historiquement, chaque halving a été suivi d’une hausse significative du prix, mais pas immédiatement. Le pic est généralement atteint entre 6 et 18 mois après l’événement. Les marchés réagissent à la perception de rareté, pas à la réduction technique elle-même. Les halvings de 2012, 2016, 2020 et 2024 ont tous été suivis de cycles de hausse majeurs.
Qu’advient-il des mineurs après un halving ?
Après un halving, les mineurs voient leur revenu divisé par deux. Ceux qui utilisent des équipements inefficaces ou paient trop cher leur électricité sont éliminés. Le hash rate du réseau chute temporairement. Ensuite, les mineurs les plus efficaces - avec des ASICs modernes et de l’énergie bon marché - prennent le contrôle. C’est une sélection naturelle qui renforce la sécurité du réseau à long terme.
Le Bitcoin va-t-il devenir une monnaie ou une réserve de valeur ?
Il devient les deux, mais à des niveaux différents. Sur la blockchain principale, il agit comme une réserve de valeur, grâce à sa rareté programmée. Sur des couches secondaires comme le Lightning Network, il est utilisé pour des paiements rapides et peu coûteux. Le halving renforce la première fonction. La seconde fonction dépend de l’adoption des technologies complémentaires.
Franc Lautar
janvier 19, 2026 AT 11:28Le halving, c’est comme si on passait d’un robinet à goutte à goutte à un robinet qui s’arrête complètement. Et pourtant, tout le monde continue de vouloir boire. C’est fou, non ?
Le Bitcoin, c’est l’or numérique qui refuse de se laisser diluer.
valentin ciochir
janvier 20, 2026 AT 19:25Je suis mineur depuis 2021, j’ai survécu aux deux derniers halvings. Après 2024, j’ai dû vendre ma voiture pour acheter un ASIC neuf. Mais maintenant, je gagne plus qu’avant. La sélection naturelle, c’est brutal… mais juste.
Les petits mineurs disparaissent, les vrais passionnés restent.
Mathieu Godart
janvier 21, 2026 AT 02:30Alors voilà : moins de BTC neufs, plus de valeur. C’est pas compliqué. C’est comme si tu avais 100 billets de 10€ et qu’on en brûlait 50 chaque année. Tu vas les garder, non ?
Le Bitcoin, c’est la seule monnaie qui devient plus rare chaque année. Et ça, ça fait peur aux banques. Et c’est pour ça qu’on l’aime.
Marianne Adkins
janvier 22, 2026 AT 20:40Je me demande si le halving n’est pas une métaphore de la condition humaine : plus on avance, plus on perd, et pourtant, ce qu’on garde devient plus précieux.
La rareté n’est pas une loi économique, c’est une loi de la vie. Le Bitcoin la rend visible. Et ça, c’est presque spirituel.
Julie Pritchard
janvier 23, 2026 AT 00:47Arrêtez de croire aux mythes. Les halvings n’ont rien à voir avec la hausse des prix. C’est juste de la psychologie de foule. Les gens veulent croire en un rituel magique pour justifier leurs gains.
Le vrai moteur, c’est l’argent chaud des ETF et des fonds américains. Pas ce truc de blocs et de récompenses.
Christine McConnell
janvier 24, 2026 AT 23:31La dynamique d’offre-demande sous-jacente est clairement modélisée par la fonction de réduction exponentielle de la supply-side inflation rate, qui crée un effet de scarring sur la perception de valeur.
Les mineurs inefficaces sont éliminés par le mécanisme de Nash equilibrium dans un environnement à coût marginal décroissant. Le Lightning Network, en tant que Layer-2 scaling solution, permet de déconnecter l’unité de compte de l’unité de transaction, ce qui résout le trilemme de la blockchain.
Adama keita
janvier 25, 2026 AT 09:07Ok, donc on a un truc qui se déprécie pas… mais qui coûte autant qu’un appart à Paris. Et les gars, ils disent que c’est de la révolution ?
Je vais plutôt acheter un bon café.
Xavier Carr
janvier 25, 2026 AT 12:21Vous croyez que les halvings sont importants ? T’es naïf. Le vrai pouvoir, c’est les mineurs chinois qui ont déplacé leur hardware en Géorgie et en Iran. Le halving, c’est une distraction pour les petits investisseurs.
Le prix est contrôlé par les gros acteurs. Pas par un algorithme.
Alexis Dick
janvier 26, 2026 AT 12:33Les halvings sont une escroquerie. Le Bitcoin n’a aucune valeur intrinsèque, c’est une pyramide de Ponzi codée. Les mineurs sont des esclaves de l’électricité, et les investisseurs sont des gogos qui croient à la magie.
Et puis, tu penses vraiment que 21 millions, c’est une limite ? Quand ça leur arrangera, ils vont modifier le code. Tu crois qu’ils vont laisser passer ça ?
Anne Smyers
janvier 28, 2026 AT 03:31Je trouve ça tragique, cette obsession pour la rareté. On a créé une religion du manque, où le fait de ne pas avoir suffisamment est devenu sacré.
Le Bitcoin est l’anti-Christ de la génération Z : il te promet l’éternité… en te faisant oublier que la vie, c’est vivre, pas accumuler.
Nadine ElSaleh
janvier 28, 2026 AT 14:00Je suis super content de voir tout ça. Le Bitcoin, c’est un peu comme un arbre qui pousse lentement, mais en profondeur. Chaque halving, c’est comme une nouvelle poussée.
On est encore au début. Il y a encore des gens qui n’ont pas compris. Et c’est cool. Parce que ça veut dire qu’on a encore du temps.
Nathalie Farigu
janvier 30, 2026 AT 02:16halving = moins de btc neufs = plus de valeur. point.
lightning = payement rapides. point.
mineurs = survivent ou pas. point.
simple. j’aime.
Stefaan Scheyltjens
janvier 31, 2026 AT 03:05Et si tout ça était une manipulation des élites pour nous distraire de la vraie question : qui contrôle le réseau de minage après 2024 ?
Les États-Unis, la Chine, la Russie… derrière chaque ASIC, il y a un État. Le Bitcoin n’est pas décentralisé. Il est juste plus subtil.
Louise Klein
février 1, 2026 AT 02:30J’adore comment tu as expliqué tout ça. J’étais perdue avant, mais là, j’ai compris pourquoi je garde mes BTC même quand ça baisse.
Je ne suis pas un trader. Je suis une gardienne de rareté. Et je suis fière.
Thibault Leroy
février 1, 2026 AT 19:24En Afrique, on ne parle pas de halving, mais de "l’argent qui ne se dégrade pas".
Les gens ici voient le Bitcoin comme une sauvegarde contre l’inflation locale. Pas comme un investissement. Comme une sécurité.
Le halving, c’est juste la preuve que ça marche.
James Forna
février 3, 2026 AT 08:37Le contenu est globalement pertinent, mais l’analyse manque de rigueur statistique. Les corrélations entre halvings et prix ne sont pas causales, et les échantillons sont trop petits pour établir une tendance significative.
Je recommande une révision méthodologique.
Thierry Behaeghel
février 4, 2026 AT 10:48Vous êtes tous des naïfs. Le halving, c’est une fake news créée par les promoteurs pour faire monter le prix avant de vendre. Les mineurs, ils sont payés en dollars, pas en BTC. Le prix, c’est un jeu de cartes. Et vous, vous jouez avec vos économies.
Je vous le dis : attendez le crash. Il vient.
Jean-Claude Bernard
février 4, 2026 AT 17:33Je sais que certains disent que c’est fini, que le halving ne fait plus peur… mais vous avez vu les chiffres ?
Après chaque halving, les mineurs ont dû s’améliorer. Les coûts ont baissé. Les ASICs sont 10x plus efficaces. Et la demande ? Elle a explosé.
Le Bitcoin n’est pas mort. Il est en train de devenir adulte. Et ça, c’est beau.
Marguerite Reilly
février 5, 2026 AT 06:24Je me suis mise à lire tout ça hier, et j’ai pleuré. Je ne savais pas que le Bitcoin avait une âme.
Je pensais que c’était juste un truc de geeks. Mais maintenant, je vois que c’est une histoire de temps, de patience, de résistance.
Je vais garder mes 0,1 BTC. Pour moi. Pour mes enfants. Pour ce qu’on croit.
Elaine Rogers
février 6, 2026 AT 23:24Je suis une mère de 3 enfants. Je n’ai pas de compte en banque. J’ai des BTC. Et chaque halving, je me dis : "C’est encore un peu plus sûr pour eux."
Je ne comprends pas tout, mais je comprends ça : ce truc, il ne peut pas être volé. Il ne peut pas être dévalué.
Et ça, pour une mère, c’est tout ce qu’il faut.
moustapha mbengue
février 8, 2026 AT 22:11En Afrique de l’Ouest, on appelle ça "money that doesn’t die"
Halving? We don’t care about the math
We care that the money still works when the government prints fake bills
Bitcoin is real
Keep going