Conditions légales pour l'exploitation crypto autorisée par l'État au Venezuela

Conditions légales pour l'exploitation crypto autorisée par l'État au Venezuela févr., 9 2026

Au Venezuela, minager des crypto-monnaies n’est pas simplement une question de matériel et d’électricité. C’est un processus encadré par un système étatique rigide, où le moindre écart peut coûter cher : équipements confisqués, amendes, ou même poursuites judiciaires. Depuis 2020, le gouvernement a imposé un cadre légal unique au monde : minage crypto uniquement autorisé sous licence étatique. Et ce n’est pas une suggestion. C’est une obligation. Sans cette autorisation, vous n’êtes pas un mineur. Vous êtes un criminel.

Qui contrôle tout ? SUNACRIP

Tout passe par SUNACRIP, la Superintendance nationale des actifs crypto et activités associées. Créée en 2018, cette agence gouvernementale a reçu des pouvoirs quasi absolus. Elle décide qui peut miner, quel matériel on peut importer, combien on gagne, et quand on est payé. Elle gère aussi le registre national des mineurs (RIM), où chaque mineur légal doit être inscrit. Pas d’exception. Pas de mineurs indépendants. Pas de pools privés. Tout doit être centralisé.

En mars 2023, SUNACRIP a été suspendue après un scandale de corruption : plus de 3 millions de dollars auraient été détournés par des responsables liés au ministère du pétrole. Beaucoup pensaient que le système était mort. Mais en mars 2024, il a été réorganisé. Pas supprimé. Réinventé. Et cette fois, une nouvelle entité, CAVEMCRIP, a été créée pour inclure des acteurs du secteur privé. Ce n’est pas une libéralisation. C’est un contrôle plus sophistiqué.

Les 5 exigences obligatoires

Pour miner légalement au Venezuela, vous devez remplir cinq conditions, sans aucune flexibilité.

  1. Obtenir une licence officielle : Vous ne pouvez pas simplement acheter des ASIC et les brancher. Vous devez soumettre une demande détaillée à SUNACRIP, avec des plans techniques, des preuves de capital, et une justification de votre activité. Le processus prend entre 3 et 6 mois. Et même après, votre licence peut être révoquée à tout moment.
  2. Intégrer le Pool National de Minage : Tous les mineurs doivent rejoindre le Pool Numérique National. C’est une plateforme contrôlée par l’État. Vos récompenses ne vont pas directement sur votre portefeuille. Elles passent par ce système. L’État décide quand et comment vous êtes payé. Des mineurs rapportent des délais de plusieurs mois sans explication. Pas de recours. Pas de transparence.
  3. Enregistrer tous vos équipements : Chaque ASIC, chaque carte graphique, chaque serveur doit être déclaré. L’importation de matériel est surveillée de près. Les douanes vérifient les factures, les numéros de série, les quantités. Une erreur dans la déclaration = confiscation immédiate.
  4. Conserver les données pendant 10 ans : Toutes vos transactions, tous les logs de votre ferme, chaque kWh consommé, chaque bitcoin miné. Vous devez les archiver pendant une décennie. Pour une petite ferme, c’est un fardeau administratif impossible. Pour une entreprise, c’est un coût annuel de plusieurs milliers de dollars.
  5. Être une entité légale enregistrée : Vous ne pouvez pas miner en votre nom propre. Vous devez créer une société enregistrée auprès des autorités commerciales vénézuéliennes. Sans ce statut juridique, votre demande de licence est rejetée.

Les taxes : un triple fardeau

Miner légalement, c’est aussi payer. Et pas juste une taxe. Trois.

  • IGTF (Impôt sur les grandes transactions financières) : Jusqu’à 20 % sur toute transaction en crypto, sauf si vous utilisez le pétro (la monnaie d’État). Même si vous vendez un bitcoin pour acheter un autre, vous êtes taxé.
  • ISLR (Impôt sur le revenu des personnes physiques et morales) : Tous les gains de minage sont traités comme des revenus. Même si vous ne les vendez pas. Même si vous les gardez. Le gouvernement les considère comme un profit imposable.
  • TVA (16 %) : Appliquée sur les frais d’échange, les services de conversion, les plateformes de trading. Pas sur les transactions entre wallets, mais sur tout ce qui passe par un intermédiaire.

Le service des impôts (SENIAT) utilise désormais des données de KYC des échanges et des outils de traçage blockchain pour identifier les mineurs non déclarés. En 2025, les audits vont se multiplier. Les mineurs non enregistrés risquent des saisies, des amendes, et même des poursuites pénales.

Un bâtiment en forme de blockchain où de minuscules mineurs transportent des piles de papiers pour l'État.

Les réalités sur le terrain

Les mineurs qui opèrent dans ce système décrivent une expérience chaotique.

Un mineur de Caracas a partagé sur un forum local : « J’ai attendu 8 mois pour recevoir mon premier paiement. J’ai appelé SUNACRIP 17 fois. On m’a dit que mon dossier était « en cours de vérification ». Personne ne savait ce que ça voulait dire. »

Un importateur de matériel à Maracaibo a raconté : « On m’a demandé 12 documents pour importer 30 ASIC. J’ai payé 500 dollars de « frais de traitement ». Deux semaines plus tard, ils ont augmenté les frais à 800. Sans justification. »

Et pourtant, certains disent que c’est mieux que l’ancien système. Avant 2020, miner était dans une zone grise. Vous pouviez être arrêté pour « fraude monétaire ». Maintenant, au moins, vous avez une loi. Une loi injuste, mais une loi.

Le piège du contrôle total

Le système vénézuélien viole les principes fondamentaux du minage crypto. La décentralisation ? Disparue. La liberté financière ? Interdite. L’État n’est pas un régulateur. Il est un propriétaire. Il contrôle vos récompenses. Il décide de vos paiements. Il peut vous geler votre compte à tout moment. Il peut vous faire payer des taxes sur des revenus que vous n’avez même pas touchés.

Les experts internationaux appellent cela « l’exploitation légale ». Vous travaillez pour l’État. Vous fournissez la puissance de calcul. L’État prend la moitié. Et vous n’avez aucun recours.

Le fait que le ministère de l’énergie soit impliqué dans des scandales de corruption, que l’électricité soit instable, que les pénuries soient constantes… tout cela rend le système encore plus fragile. Une panne de courant ? Votre ferme s’arrête. Un changement de loi ? Votre licence est annulée. Une réorganisation de SUNACRIP ? Votre argent est gelé.

Un enfant tient une pièce Bitcoin au bord d'une falaise avec des dangers cachés sous ses pieds.

Est-ce encore viable en 2026 ?

La réponse est simple : pour les grandes entreprises, peut-être. Pour les particuliers, non.

Les coûts de conformité sont trop élevés. Le risque de perte est trop grand. Le retour sur investissement est incertain. Même avec les prix élevés du bitcoin, les mineurs légaux au Venezuela gagnent moins que ceux qui minent en Iran ou au Kazakhstan - parce qu’ils paient 20 % à l’État, 20 % de taxes, et perdent des mois en attente de paiement.

La seule raison pour laquelle ce système existe encore, c’est que le gouvernement en tire des revenus. Pas pour encourager l’innovation. Pas pour protéger les citoyens. Pour contrôler.

Si vous pensez miner au Venezuela pour « profiter de l’électricité bon marché », vous vous trompez. L’électricité est bon marché… mais elle est intermittente. Et le prix réel, c’est votre liberté. Vos revenus. Votre sécurité.

Que faire si vous êtes déjà mineur ?

Si vous minez sans licence : arrêtez. Immédiatement. Les confiscations sont réelles. Les amendes sont lourdes. Les poursuites existent.

Si vous avez une licence : vérifiez chaque mois que SUNACRIP est en ligne. Suivez les annonces officielles. Conservez tout. Faites appel à un avocat spécialisé en crypto vénézuélien. Et préparez-vous à tout perdre d’un jour à l’autre.

Il n’y a pas de solution. Il n’y a pas de sécurité. Il n’y a que des compromis. Et dans ce système, le seul gagnant, c’est l’État.

Est-ce que je peux miner sans licence au Venezuela ?

Non. Miner sans licence est illégal. Les autorités effectuent des raids, confisquent les équipements, et peuvent poursuivre les mineurs pour fraude monétaire ou contrebande de devises. Les sanctions incluent des amendes élevées, la saisie des machines, et dans certains cas, des peines d’emprisonnement.

Quels sont les coûts réels pour obtenir une licence ?

Outre les frais de demande (entre 500 et 2 000 dollars selon la taille de l’exploitation), vous devez payer les taxes sur l’importation du matériel, les frais de création d’entreprise, et les coûts de conformité technique pour intégrer le Pool National. En tout, les coûts initiaux peuvent atteindre 10 000 dollars pour une petite ferme. Les coûts annuels de conservation des données et de reporting peuvent dépasser 3 000 dollars.

Le Pool National de Minage est-il fiable ?

Non. De nombreux mineurs rapportent des délais de paiement de plusieurs mois, des paiements partiellement bloqués, et un manque total de transparence. Il n’existe aucun mécanisme de recours. L’État peut décider de retenir vos récompenses pour « raisons de sécurité » sans justification. Le système n’a pas d’audit indépendant ni de garantie de paiement.

Pourquoi le Venezuela impose-t-il un tel système ?

Le gouvernement vénézuélien cherche à contrôler les flux de devises étrangères, à générer des revenus fiscaux dans un contexte d’hyperinflation, et à afficher une image de « modernisation » numérique. En réalité, c’est un moyen de capturer les revenus des mineurs sans avoir à investir dans l’infrastructure. C’est un système de prélèvement, pas de régulation.

Y a-t-il des alternatives légales pour les mineurs vénézuéliens ?

Aucune. Toute activité de minage, même à petite échelle, doit passer par SUNACRIP. Les mineurs qui tentent d’utiliser des plateformes étrangères ou de miner en réseau privé risquent des poursuites. Le seul « alternative » est de quitter le pays et de miner ailleurs.

20 Commentaires

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    Nathalie Farigu

    février 10, 2026 AT 22:55
    bonjour j'ai lu l'article et je trouve ça fou... j'espère que les gens comprennent qu'ils ne minent pas pour eux, mais pour l'état. j'ai un ami qui a perdu 2 ASIC comme ça, et personne ne l'a aidé. 😔
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    Stefaan Scheyltjens

    février 11, 2026 AT 21:56
    Ce système ne constitue-t-il pas une forme de néo-féodalisme numérique ? L'État, en tant que propriétaire monopolistique des ressources computationnelles, exerce un contrôle absolu sur les flux de valeur, réduisant les mineurs à des prolétaires de l'hashrate. La décentralisation n'est pas seulement compromise : elle est systématiquement annihilée par une bureaucratie qui s'auto-légitime sous le masque de la régulation. Il s'agit d'une captation structurelle de la souveraineté technologique.
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    Louise Klein

    février 12, 2026 AT 18:34
    C’est vraiment triste de voir comment une technologie qui devait libérer les gens est devenue un outil de contrôle. J’espère que les mineurs vont trouver un moyen de s’organiser, même en petit groupe. On peut pas laisser ça se passer comme ça.
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    Thibault Leroy

    février 14, 2026 AT 04:43
    Je trouve fascinant, mais aussi très inquiétant, que le Venezuela ait créé un modèle où la crypto n’est plus un phénomène horizontal, mais un service public sous contrôle étatique. C’est comme si la blockchain avait été transformée en régie administrative. Je me demande si d’autres pays vont suivre ce modèle… ou s’il s’agit d’un cas isolé de désespoir économique.
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    James Forna

    février 15, 2026 AT 08:53
    Cela ressemble à une mauvaise blague. Une loi complexe, des taxes à n’en plus finir, et un système opaque. Personne ne peut sérieusement penser que c’est viable à long terme.
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    Thierry Behaeghel

    février 15, 2026 AT 19:25
    C’est pas un système c’est un piège à cons. L’État vous prend vos bitcoins, vos machines, vos nuits, et vous remercie en vous disant 'merci d’être un bon citoyen'. J’ai vu des gars qui minaient en sous-sol avec des ventilateurs de PC et des câbles enroulés comme des serpents. Ils savent que ça va être confisqué, mais ils minent quand même. Parce que c’est la seule chose qui leur donne l’impression d’être encore vivants.
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    Romain Thevenin

    février 17, 2026 AT 15:37
    Je pense qu’il faut regarder ce système comme un symptôme, pas comme une solution. Le Venezuela est dans une crise profonde, et la crypto est devenue une échappatoire pour les gens qui n’ont plus confiance dans leur monnaie. Le gouvernement, lui, a compris qu’il pouvait en tirer des revenus. Donc il a créé un cadre pour capter cette énergie. Ce n’est pas de la régulation, c’est de la récolte. Mais attention : derrière chaque ASIC, il y a un humain qui essaie de survivre. Peut-être que le vrai problème, ce n’est pas le système vénézuélien, c’est l’absence de sécurité économique pour les gens. Si on voulait vraiment aider, on devrait s’attaquer à ça, pas à la blockchain.
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    Jeanette Lesbirel

    février 19, 2026 AT 08:46
    Trop de paperasse. Moi j’arrive pas à comprendre pourquoi on fait ça.
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    Brigitte ROYAL

    février 19, 2026 AT 12:18
    l'état c'est le vrai miner 🤡💸😂 #crypto #vegana
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    ivan vassilev

    février 19, 2026 AT 16:55
    Je veux juste dire : ce n’est pas seulement une question de loi. C’est une question de dignité. Quand vous êtes obligé de déclarer chaque watt, chaque Satoshi, chaque minute de votre vie pour pouvoir miner… vous n’êtes plus un entrepreneur. Vous êtes un employé de l’État. Et ce n’est pas du capitalisme. C’est du servage numérique. Mais je crois qu’on peut encore changer ça. Ensemble. On peut créer des réseaux de solidarité. Des groupes de mineurs qui s’entraident. Qui partagent les infos. Qui refusent de se laisser briser. Il y a encore de l’espoir. Il faut juste le chercher.
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    James Gowan-Webster

    février 20, 2026 AT 22:14
    J’aimerais savoir comment les mineurs enregistrés gèrent les pannes d’électricité. Est-ce que SUNACRIP leur fournit des garanties de compensation ? Ou est-ce que les pertes sont entièrement à leur charge ? C’est un point qui n’est pas clairement abordé dans l’article.
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    THUANE MONNIERI

    février 21, 2026 AT 11:21
    Le Venezuela a réussi ce que les USA n’ont pas pu faire : transformer la blockchain en un instrument d’État. C’est brillant. C’est effrayant. C’est le futur. Et vous allez voir d’autres pays le copier. Les banques centrales vont intégrer des nœuds de minage. Les gouvernements vont exiger des licences pour chaque transaction. La crypto n’est plus une révolution. C’est une extension de l’État. Et vous, vous avez choisi de miner ici. Alors vous avez choisi d’être contrôlé.
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    andre Garcia Rubio

    février 21, 2026 AT 17:31
    Je sais que ça semble noir, mais je pense qu’il y a encore des lumières. J’ai vu des mineurs en région rurale qui utilisent des panneaux solaires et des batteries. Ils ne déclarent rien. Ils ne rejoignent pas le pool. Mais ils minent. Et ils échangent directement en Bitcoin avec d’autres. C’est petit, mais c’est réel. L’État ne peut pas tout contrôler. Parce que la technologie, elle, est libre. Et les gens, ils trouvent toujours un moyen.
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    Juliette Krewer

    février 22, 2026 AT 01:45
    C’est une opération de désinformation de l’État. Le vrai but, c’est de recueillir les données de tous les mineurs pour les surveiller. Les audits, les 10 ans de logs, les contrôles douaniers… ce n’est pas pour la transparence. C’est pour la surveillance. Et un jour, ils vont utiliser ça pour bloquer vos comptes bancaires, vos cartes, vos visas. Ce n’est pas un système de minage. C’est un système de traque. Et vous êtes tous dans le piège.
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    Sylvie Verboom

    février 22, 2026 AT 10:18
    Je suis désolée, mais c’est pathétique. Vous pensez vraiment que ce système est une solution ? Vous avez vu les taux d’inflation ? Les pénuries ? Les gens meurent de faim et vous parlez de pools nationaux ? C’est une mascarade. L’État utilise la crypto pour survivre, pas pour aider. Et vous, vous êtes ses esclaves. Vous mineriez pour un pays où vous ne pouvez pas acheter du lait ? C’est de la folie.
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    Thibaut Weidmann

    février 22, 2026 AT 11:28
    Je n’ai rien contre le fait que l’État veuille contrôler. Mais il faut être honnête : ce n’est pas un système de minage. C’est un système de prélèvement. Et il est conçu pour échouer. Parce que la seule chose qu’il produit, c’est de la frustration. Et de la peur. Et un jour, quelqu’un va brûler un centre SUNACRIP. Et ce jour-là, tout va s’effondrer. Et personne ne sera prêt.
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    Laurent Nauleau

    février 23, 2026 AT 19:05
    L’État ne contrôle pas le minage. Il contrôle les gens. Et il le fait avec des formulaires. Des taxes. Des délais. Des menaces. C’est la guerre froide, mais en version blockchain. Et vous, vous êtes les soldats. Vous ne mineriez pas pour vous. Vous mineriez pour qu’on vous laisse vivre. C’est pas de la crypto. C’est de la survie.
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    guillaume ouint

    février 25, 2026 AT 03:24
    j'ai vu un mec sur youtube qui minait avec un pc de 2012. il a gagné 0.002 BTC en 6 mois. il a dit 'au moins j'ai pas payé 2k à l'état'. 😂
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    Clemence Racle

    février 26, 2026 AT 12:58
    Je pense qu’il faut arrêter de voir ça comme un échec. C’est une expérience unique. Personne n’a encore essayé de faire ça. Même si c’est mauvais, même si c’est oppressif, c’est un laboratoire. Et peut-être que d’ici 10 ans, on dira : 'C’est là que tout a commencé'. Parce que le monde a besoin de ces expériences. Même les mauvaises.
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    Nicole Roden

    février 27, 2026 AT 05:21
    En tant que citoyenne française, je trouve ce système profondément troublant. La liberté financière n’est pas un luxe. C’est un droit fondamental. Le fait que l’État puisse décider de vous bloquer vos gains, de confisquer vos équipements, de vous imposer des taxes sur des revenus non perçus… cela dépasse la simple régulation. Cela entre dans le domaine de l’abus de pouvoir. Je recommande vivement aux mineurs vénézuéliens de documenter chaque étape, de conserver toutes les preuves, et de faire appel à des organisations internationales de défense des droits numériques. Le silence est complice.

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