Interdiction totale des cryptomonnaies en Bolivie : ce qui a changé en 2024-2025

Interdiction totale des cryptomonnaies en Bolivie : ce qui a changé en 2024-2025 janv., 13 2026

En 2014, la Bolivie a interdit totalement les cryptomonnaies. Pas de Bitcoin, pas d’Ethereum, pas même d’achat via des plateformes étrangères. La Banque centrale du Bolivie (BCB) a déclaré que ces actifs étaient « illégaux » et que toute transaction en crypto pouvait être punie par la loi. Pendant dix ans, les Boliviens ont dû se contenter de l’argent liquide ou des transferts bancaires traditionnels - même si l’inflation de la monnaie locale, le boliviano, grimpait en flèche. Beaucoup ont utilisé des méthodes cachées pour contourner l’interdiction : des portefeuilles sur des appareils étrangers, des échanges en espèces entre amis, des transactions via des réseaux P2P. Mais tout cela restait dans l’ombre.

Le tournant de juin 2024

Le 26 juin 2024, tout a changé. La Bolivie a publié la Résolution N° 82/2024, qui annulait officiellement l’interdiction totale des cryptomonnaies. Ce n’était pas une simple réforme : c’était un retournement complet de politique. Pour la première fois depuis une décennie, les Boliviens pouvaient légalement posséder, acheter, vendre et échanger des actifs numériques. La Banque centrale a expliqué que cette décision visait à « protéger les citoyens en les intégrant dans un cadre légal », et non à les exclure du monde numérique.

Le message était clair : l’interdiction n’avait pas arrêté l’adoption. Elle l’avait juste poussée sous terre. Dès les premiers jours après la légalisation, les plateformes locales ont vu arriver des milliers de nouveaux utilisateurs. Meru, une application bolivienne de portefeuille crypto, a enregistré une hausse de 6 600 % de ses utilisateurs en seulement trois mois. Ce n’était pas une tendance passagère - c’était la libération d’une demande massive, étouffée pendant dix ans.

Un cadre légal qui s’organise rapidement

L’annulation de l’interdiction n’était que le début. En avril 2025, la Bolivie a adopté la Résolution N° 019/2025, qui a reconnu pour la première fois les « fournisseurs de services d’actifs virtuels » (VASP). Cela signifie que les entreprises qui offrent des services de trading, de stockage ou d’échange de cryptomonnaies doivent maintenant être enregistrées et surveillées par l’État. En mai 2025, le décret suprême N° 5384 a complété ce cadre : il a imposé des obligations de conformité, d’authentification des clients (KYC), et de reporting des transactions suspectes.

La Banque centrale n’a pas seulement autorisé les cryptomonnaies - elle les a intégrées à son système. En mars 2025, elle a commencé à utiliser des stablecoins pegés au dollar américain pour les paiements transfrontaliers et les transferts de fonds entre institutions publiques. Pourquoi ? Parce que le boliviano perd régulièrement de sa valeur. Les stablecoins offrent une alternative stable pour les entreprises qui importent des biens ou pour les familles qui reçoivent des envois d’argent de l’étranger.

Un marché bolivien en 2025 où les gens paient avec des cryptomonnaies sur des tablettes.

Adoption massive, mais pas comme en El Salvador

Contrairement à l’El Salvador, où le Bitcoin est devenu monnaie légale en 2021, la Bolivie n’a pas choisi un seul actif pour l’imposer. Les Boliviens utilisent ce qui leur convient : des stablecoins pour les paiements quotidiens, du Bitcoin pour les transferts internationaux, et des altcoins pour les spéculations. Il n’y a pas de campagne d’État pour « promouvoir le Bitcoin ». Les gens choisissent eux-mêmes. Et ça marche.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en seulement six mois en 2025, les transactions en cryptomonnaies en Bolivie ont atteint 294 millions de dollars. C’est plus que ce que le pays a vu en dix ans d’activité illégale. Les plateformes comme Binance, Kraken et des services locaux comme Meru et Criptofácil ont vu leur trafic exploser. Les banques traditionnelles, elles, peinent à suivre. Beaucoup de jeunes Boliviens ont désormais deux portefeuilles : un pour les bolivianos, un pour les cryptos.

Une coopération inédite avec l’El Salvador

Ce qui rend la Bolivie unique, c’est sa collaboration avec l’El Salvador. En juin 2025, les deux pays ont signé un protocole d’accord à long terme pour partager des outils de surveillance des cryptomonnaies, des données d’analyse de risque, et des formations pour les régulateurs. L’El Salvador a appris à gérer les défis de l’adoption du Bitcoin - la Bolivie apprend maintenant à les éviter. Les équipes de la Banque centrale bolivienne ont suivi des ateliers à San Salvador sur la détection des escroqueries, la traçabilité des transactions, et la prévention du blanchiment d’argent.

Cette coopération est rare en Amérique latine. La plupart des pays restent isolés dans leur approche. La Bolivie, elle, a choisi d’apprendre des autres - sans répéter leurs erreurs. C’est une stratégie pragmatique, pas idéologique.

Un handshake entre la Bolivie et le Salvador sur fond de classe apprenant la blockchain.

Les défis qui restent

Malgré les progrès, les risques persistent. Les escroqueries en ligne ont augmenté. Des fausses plateformes promettent des rendements impossibles. Des utilisateurs non avertis ont perdu des milliers de dollars en quelques clics. La Banque centrale a lancé des campagnes d’éducation : vidéos en espagnol et en quechua, ateliers dans les universités, brochures dans les centres communautaires. Mais la formation reste inégale, surtout dans les zones rurales.

Les consommateurs veulent plus de protection. Ils demandent des garanties claires : qui remboursera si une plateforme fait faillite ? Qui vérifie que les échanges sont équitables ? La loi actuelle ne répond pas encore à toutes ces questions. Les experts prédisent que les prochaines réformes se concentreront sur la responsabilité des fournisseurs de services et sur la création d’un fonds de garantie pour les petits investisseurs.

Et maintenant ?

La Bolivie n’est plus un pays où les cryptomonnaies sont interdites. Elle est devenue un laboratoire d’adoption intelligente. Elle a vu ce que l’interdiction a causé : une économie parallèle, une perte de confiance dans les institutions, et une fuite des talents vers d’autres pays. Elle a choisi de réagir - non pas en imposant une monnaie, mais en offrant un cadre sûr.

Le résultat ? Une croissance rapide, une innovation locale, et une ouverture aux investissements étrangers. Les entreprises de blockchain commencent à s’installer à La Paz et à Santa Cruz. Les développeurs boliviens créent des applications pour faciliter les paiements en crypto dans les marchés locaux. Les jeunes n’attendent plus que le gouvernement les aide - ils construisent déjà l’avenir.

La Bolivie a prouvé qu’un pays peut sortir d’une interdiction totale et devenir un acteur sérieux dans l’écosystème crypto - sans copier les modèles voisins. Elle a choisi sa propre voie : celle de la régulation, de la transparence, et de l’adaptation au besoin réel des gens.

Pourquoi la Bolivie a-t-elle interdit les cryptomonnaies en 2014 ?

La Banque centrale du Bolivie (BCB) a interdit les cryptomonnaies en 2014 pour protéger le système financier national. Elle craignait que les actifs numériques ne favorisent le blanchiment d’argent, la fuite des capitaux ou la perte de contrôle sur la politique monétaire. À l’époque, les cryptos étaient encore peu comprises, et la Bolivie, avec une économie fragile et une monnaie instable, voulait éviter tout risque supplémentaire.

Les cryptomonnaies sont-elles légales en Bolivie aujourd’hui ?

Oui, depuis le 26 juin 2024. La Résolution N° 82/2024 a levé l’interdiction totale. Les Boliviens peuvent légalement acheter, vendre, détenir et échanger des actifs numériques. Toutefois, les services qui les offrent (plateformes d’échange, portefeuilles, etc.) doivent être enregistrés et respecter des règles de conformité, comme l’identification des clients et la déclaration des transactions.

Quels types de cryptomonnaies sont les plus utilisés en Bolivie ?

Les stablecoins pegés au dollar (comme USDT et USDC) sont les plus populaires, car ils permettent d’éviter la volatilité du boliviano. Le Bitcoin est utilisé pour les transferts internationaux, notamment par les travailleurs à l’étranger qui envoient de l’argent à leur famille. Les autres cryptos, comme Ethereum ou Solana, sont moins utilisées, principalement pour la spéculation ou les projets technologiques.

La Banque centrale bolivienne utilise-t-elle les cryptomonnaies ?

Oui. Depuis mars 2025, la Banque centrale utilise des stablecoins pour des paiements transfrontaliers et des transferts entre institutions publiques. C’est une première en Amérique latine : une banque centrale utilise officiellement des actifs numériques pour ses opérations, non pas comme monnaie légale, mais comme outil de gestion financière stable.

Quelle est la différence entre la Bolivie et l’El Salvador en matière de cryptomonnaies ?

L’El Salvador a rendu le Bitcoin monnaie légale en 2021, en l’imposant comme moyen de paiement obligatoire. La Bolivie, elle, n’a pas choisi une cryptomonnaie spécifique. Elle a légalisé tous les actifs numériques et créé un cadre réglementaire pour les encadrer. Son approche est plus modérée : elle s’appuie sur la demande des citoyens, pas sur une politique d’État. Elle collabore aussi avec l’El Salvador pour apprendre de ses expériences, sans répéter ses erreurs.

Les Boliviens peuvent-ils acheter des cryptomonnaies via des banques locales ?

Pas encore directement. Les banques traditionnelles ne proposent pas encore d’achat de cryptos via leurs applications. Mais les utilisateurs peuvent transférer des bolivianos vers des plateformes agréées (comme Meru, Criptofácil ou Binance) via des virements bancaires. La Banque centrale travaille à faciliter ces liens, mais elle veut d’abord stabiliser le cadre réglementaire pour éviter les abus.

Quels sont les risques pour les utilisateurs en Bolivie aujourd’hui ?

Les principaux risques sont les escroqueries en ligne, les plateformes non régulées, et le manque de compréhension des risques techniques. Beaucoup d’utilisateurs ne savent pas comment sécuriser leur portefeuille ou comment vérifier si une plateforme est légale. La Banque centrale a lancé des campagnes d’éducation, mais la formation reste inégale, surtout dans les zones rurales. Il n’existe pas encore de fonds de garantie pour rembourser les victimes d’arnaques.

Quelle est la prochaine étape pour la Bolivie en matière de cryptomonnaies ?

La prochaine étape est de créer un fonds de protection pour les petits investisseurs et d’obtenir une reconnaissance internationale pour ses régulateurs. La Bolivie veut aussi développer des applications locales pour les paiements en crypto dans les marchés et les petites entreprises. À long terme, elle vise à devenir un hub régional pour la technologie blockchain en Amérique du Sud, avec un cadre légal clair, sécurisé et ouvert aux investissements.

13 Commentaires

  • Image placeholder

    moustapha mbengue

    janvier 13, 2026 AT 19:44
    C’est une révolution silencieuse. Les gens ont simplement continué à utiliser la technologie malgré l’interdiction. Maintenant que c’est légal, c’est la fin d’un long silence.
    La Bolivie a compris que la répression ne marche pas.
  • Image placeholder

    Yves Pepin

    janvier 14, 2026 AT 02:43
    Intéressant. J’aurais cru que ça resterait interdit encore 10 ans. Le fait que la banque centrale utilise des stablecoins... c’est une première en Amérique latine.
  • Image placeholder

    Thibault Leroy

    janvier 15, 2026 AT 06:46
    Je trouve ça admirable. Plutôt que de copier El Salvador, ils ont pris le temps de construire un cadre adapté à leur contexte. C’est rare de voir une politique aussi pragmatique.
  • Image placeholder

    Jeanette Lesbirel

    janvier 15, 2026 AT 22:29
    C’est bien joli, mais les gens vont se faire arnaquer à mort.
  • Image placeholder

    Elaine Rogers

    janvier 17, 2026 AT 17:24
    Tu as raison, Jeanette. L’éducation est cruciale. Mais regarde ce qu’ils font : vidéos en quechua, ateliers dans les communautés. Ils ne se contentent pas de légaliser, ils accompagnent. C’est un vrai changement de mentalité.
  • Image placeholder

    Romain Thevenin

    janvier 18, 2026 AT 07:10
    Ce qui me frappe, c’est la vitesse à laquelle tout s’est mis en place. D’un coup d’interdiction totale à un cadre réglementaire complet en moins d’un an. La Banque centrale a dû travailler comme une machine. Et le plus fou ? Ils ont choisi de ne pas imposer une seule crypto. Ils ont laissé les gens choisir. C’est une forme de démocratie financière. Les gens veulent des stablecoins pour la stabilité ? Donnez-leur. Ils veulent du Bitcoin pour envoyer de l’argent à leur famille au Chili ? Laissez-les. Le gouvernement n’est plus le gardien, il devient le facilitateur. C’est une révolution douce, mais profonde. Et ça marche. 294 millions de dollars en six mois ? C’est plus que ce que la Bolivie a vu en dix ans d’activité illégale. Ça veut dire que l’interdiction ne supprimait pas la demande - elle la rendait dangereuse. Maintenant, elle est sûre, traçable, et encadrée. Les entreprises locales comme Meru explosent, les développeurs créent des apps pour les marchés, les jeunes ont deux portefeuilles. C’est pas du futur, c’est le présent. Et ce qui est encore plus impressionnant, c’est la coopération avec El Salvador. Plutôt que de réinventer la roue, ils ont appris des erreurs des autres. C’est de la sagesse. Pas de l’idéologie. Leur approche est humble, pragmatique, et humaine. Ce n’est pas une révolution crypto. C’est une révolution de la confiance.
  • Image placeholder

    Thierry Behaeghel

    janvier 20, 2026 AT 02:58
    Alors là je rigole. Une banque centrale qui utilise des stablecoins ? T’as vu les prix du gasoil à La Paz ? Le boliviano vaut plus cher en papier qu’en crypto. C’est pas une révolution, c’est un désespoir habillé en innovation. Et les gens qui disent que c’est ‘pragmatique’ ? Ils ont oublié que le premier qui a essayé ça, c’était le Venezuela. Résultat ? Des gens qui perdent tout parce qu’ils pensent que USDT = argent réel. Et maintenant, la Bolivie veut copier le modèle du Salvador ? Mais sans le Bitcoin ? C’est comme dire ‘je veux du vin sans raisins’. C’est pas logique, c’est du marketing. Et les campagnes d’éducation ? T’as déjà vu un grand-père dans les Andes qui comprend ce qu’est une clé privée ? Non. Il va juste envoyer ses 5000 bolivianos à un site qui dit ‘gagne 1000% en 24h’. Et la banque centrale ? Elle va dire ‘c’était pas notre faute’. C’est pas une réforme. C’est une bombe à retardement avec un joli logo.
  • Image placeholder

    Marguerite Reilly

    janvier 20, 2026 AT 13:22
    Mais t’es pas un peu trop négatif ? Je trouve ça magnifique qu’ils aient osé changer ! Moi j’ai un cousin à Cochabamba, il a envoyé de l’argent à sa mère via Meru en 10 minutes, sans frais de banque. Elle a pu acheter du médicament. Tu veux que je lui dise de s’arrêter parce que ‘c’est dangereux’ ? Non. Il faut protéger, oui, mais pas empêcher. Je suis émue.
  • Image placeholder

    Tristan Brault

    janvier 22, 2026 AT 00:07
    C’est une métamorphose épistémologique. La banque centrale a déplacé le paradigme de la souveraineté monétaire : elle ne contrôle plus en interdisant, elle régule en intégrant. Ce n’est plus un État qui dit ‘non’ - c’est un État qui dit ‘voici les règles du jeu’. Et cette transition symbolise un passage de la peur à la confiance. Les cryptomonnaies n’étaient pas le problème - c’était l’absence de cadre. Le boliviano n’est pas mort, il est simplement devenu un actif parmi d’autres. Et cette hybridation, cette coexistence entre fiat et numérique, c’est l’avenir de la monnaie dans les économies émergentes. C’est la fin du dualisme. Ce n’est plus ‘ou bien l’État ou bien le marché’ - c’est ‘l’État avec le marché’. Et c’est beau.
  • Image placeholder

    ivan vassilev

    janvier 22, 2026 AT 14:53
    Je suis fier de voir un pays latino-américain faire ça !!!! Les jeunes boliviens sont en train de construire l’avenir, pas d’attendre qu’on leur donne une solution !!!! Les banques traditionnelles ? Elles sont en train de se faire dépasser par des startups locales qui comprennent les besoins réels !!!! Et la collaboration avec El Salvador ? C’est un modèle de solidarité régionale !!!! Bravo Bolivie !!!! Vous êtes un exemple pour le monde !!!!
  • Image placeholder

    Brigitte ROYAL

    janvier 23, 2026 AT 23:10
    Moi j’ai testé Meru 😍 c’est trop simple 😊 j’ai envoyé 100$ à ma tante à Lima en 2 min 💸 et elle a reçu en USDT 😍 j’ai même pas eu besoin de la banque 🤯 la banque c’est du passé 😂
  • Image placeholder

    James Forna

    janvier 25, 2026 AT 16:13
    La légalisation ne résout pas la question de la volatilité systémique du système financier bolivien. L’adoption de stablecoins comme outil de paiement institutionnel est une mesure technique, mais elle ne constitue pas une réforme structurelle. La dépendance à des actifs externes, même pegés, expose la souveraineté économique à des risques de contagion globale. L’analyse doit dépasser l’enthousiasme médiatique.
  • Image placeholder

    James Gowan-Webster

    janvier 26, 2026 AT 12:48
    Je suis prof de finance à Lyon, et je vous dis une chose : ce que fait la Bolivie est incroyablement intelligent. La plupart des pays pensent que pour contrôler les cryptos, il faut les interdire. La Bolivie a compris que pour contrôler, il faut réguler. Et pas n’importe comment : avec des normes KYC, des VASP enregistrés, des rapports de transactions. C’est exactement ce que l’UE essaie de faire avec MiCA, mais en mieux, parce qu’ils l’ont fait avec une urgence réelle. Les gens avaient déjà utilisé les cryptos pendant dix ans. L’État n’a pas inventé un besoin - il a reconnu un besoin existant. Et il l’a encadré. C’est ce qu’on appelle une politique publique mature. Ce n’est pas une mode, ce n’est pas un effet de mode. C’est une réponse à une crise de confiance. Le boliviano perdait de la valeur. Les gens ont cherché une alternative. L’État n’a pas dit ‘non’, il a dit ‘voici comment le faire en toute sécurité’. Et maintenant, les jeunes créent des apps pour les marchés locaux. Les développeurs boliviens. Pas des entreprises étrangères. C’est une renaissance technologique nationale. Et ce qui est fou, c’est que ça marche sans être imposé. Personne n’a forcé les gens à utiliser le Bitcoin. Ils l’ont fait eux-mêmes. C’est la différence entre une dictature financière et une démocratie financière. La Bolivie a choisi la deuxième. Et je vous dis : si vous pensez que c’est une erreur, vous n’avez pas compris la leçon. La leçon, c’est que les gens veulent la liberté. Pas l’interdiction. Et quand vous leur donnez un cadre sûr, ils choisissent la sécurité. Pas le chaos.

Écrire un commentaire