Restrictions sur les échanges de crypto pour les Nigérians : Ce qui a changé en 2025
janv., 1 2026
En 2021, posséder des bitcoins au Nigeria pouvait vous coûter votre compte bancaire. En 2025, c’est devenu une activité légale - mais pas sans pièges. La loi Investments and Securities Act (ISA 2025), signée en mars par le président Bola Ahmed Tinubu, a tout changé. Les crypto-monnaies sont désormais reconnues comme des titres financiers, et les échanges doivent être autorisés par la Securities and Exchange Commission (SEC). Cela ne veut pas dire que tout est simple. Pour les Nigérians, la liberté d’acheter du BTC ou de vendre de l’ETH n’est plus interdite… mais elle reste entourée de contradictions.
De l’interdiction totale à la régulation contrôlée
En 2021, la Banque centrale du Nigeria (CBN) avait interdit aux banques de traiter avec des plateformes de crypto. Résultat : des milliers de personnes ont vu leurs comptes bloqués, leurs transactions refusées, et certains ont même été arrêtés pour avoir utilisé Binance ou Quidax. Ce n’était pas une loi, mais une directive bancaire - et elle a été appliquée avec brutalité. En décembre 2023, tout a basculé. Le gouverneur de la CBN, Olayemi Cardoso, a annoncé la levée de l’interdiction. Il a admis que les autorités avaient été « prises de court » par l’engouement des Nigérians pour les crypto. Avec plus de 22 millions d’utilisateurs, le Nigeria est le pays au monde qui effectue le plus d’échanges P2P. Interdire ça, c’était comme bloquer l’eau dans un barrage en crue. L’ISA 2025 a transformé cette réaction en système. Désormais, toute plateforme qui veut opérer au Nigeria doit obtenir une licence de la SEC. Ce n’est pas une simple inscription. Il faut prouver qu’on a des systèmes anti-blanchiment, des contrôles KYC solides, et qu’on coopère avec la NFIU (Unité de renseignement financier) et la EFCC (Commission économique et financière). Seuls Quidax et Busha ont reçu les premières autorisations - les autres attendent encore, parfois depuis plus d’un an.Les crypto ne sont plus illégales… mais les banques sont toujours méfiantes
La loi dit que les banques peuvent désormais ouvrir des comptes aux échanges licenciés. En théorie, oui. En pratique, beaucoup de Nigérians disent le contraire. Sur Reddit, Twitter et les forums locaux, les utilisateurs racontent qu’ils sont toujours harcelés par la police. Certains disent qu’on leur demande de payer 200 000 nairas (environ 120 €) pour « libérer » leur compte après avoir été arrêtés pour avoir utilisé une application de crypto. Même si la loi a changé, l’application reste chaotique. Les banques, elles, n’ont pas encore mis à jour leurs politiques internes. Beaucoup refusent toujours d’accepter les dépôts venant de plateformes de crypto, même si elles sont licenciées. Pourquoi ? Parce que les employés ne savent pas quoi faire. Les directives de la CBN sont floues, et les formations internes n’ont pas encore été mises en place. Résultat : un Nigérian qui utilise Quidax peut voir son compte bloqué par son banquier, alors qu’il est parfaitement en règle.Les plateformes licenciées : une sécurité relative
Si vous voulez trader en toute légalité, vous devez choisir une plateforme autorisée par la SEC. Quidax et Busha sont les seuls à avoir reçu l’approbation jusqu’à présent. Cela signifie qu’ils suivent les règles de KYC, de AML, et qu’ils conservent les données des utilisateurs pour les autorités. C’est rassurant… jusqu’au moment où vous essayez de retirer vos fonds. Les délais de retrait ont augmenté. Les frais ont augmenté. Certains utilisateurs disent que leurs demandes de retrait restent en attente pendant 5 à 7 jours, alors que sur les plateformes non licenciées, c’était instantané. Pourquoi ? Parce que chaque transaction doit être vérifiée par la NFIU. C’est une bonne chose pour éviter les escroqueries… mais une mauvaise chose pour les traders qui ont besoin de liquidité. Les plateformes internationales comme Binance ou Kraken ne sont pas encore licenciées au Nigeria. Elles ne peuvent plus accepter de nouveaux utilisateurs locaux. Les anciens utilisateurs sont dans une zone grise : ils peuvent encore accéder à leurs comptes, mais ne peuvent plus déposer d’argent via les banques nigérianes. Cela les pousse à utiliser des méthodes P2P - ce qui, en soi, n’est pas illégal, mais expose à des risques plus élevés.
Les NFT et les autres actifs : une frontière floue
L’ISA 2025 ne parle pas de tous les types de crypto. Les NFT artistiques - comme les œuvres d’art numériques ou les avatars - ne sont pas concernés. Mais les NFT qui représentent des parts d’entreprise, des droits de revenus ou des investissements sont considérés comme des titres. Cela signifie que si vous vendez un NFT qui donne droit à des bénéfices futurs, vous devez être enregistré comme émetteur de titres. Beaucoup de créateurs nigérians ne le savent pas. Ils pensent que leur art numérique est exempt de régulation. Ce n’est plus vrai. Les plateformes de trading de devises en ligne (forex) sont aussi maintenant sous le contrôle de la SEC. Ce n’est pas une surprise : beaucoup d’entre elles utilisaient des crypto pour contourner les restrictions de change. Désormais, elles doivent demander une licence ou fermer. Des dizaines ont déjà disparu du marché.Le marché de la crypto au Nigeria : 400 millions de dollars et une croissance inarrêtable
Même avec toutes ces restrictions, le marché continue de croître. En octobre 2025, la valeur totale des transactions crypto au Nigeria a dépassé les 400 millions de dollars. Pourquoi ? Parce que le naira continue de perdre de la valeur. L’inflation dépasse les 30 %. Les salaires stagnent. Les gens n’ont pas confiance dans les banques. Les crypto, elles, ne sont pas contrôlées par le gouvernement. Les jeunes Nigérians - plus de 70 % des utilisateurs ont moins de 35 ans - utilisent les crypto pour envoyer de l’argent à l’étranger, acheter des biens en ligne, ou même investir dans des projets décentralisés. Certains utilisent des stablecoins comme USDT pour sauvegarder leur épargne. D’autres font du trading P2P pour gagner quelques dollars par jour. L’industrie locale est en train de se structurer. Des startups émergent pour fournir des outils d’analyse, des tutoriels en langues locales, et des services de conseil en fiscalité. La SEC organise des ateliers pour les échanges. Mais il n’y a toujours pas de système clair pour les particuliers.
Les impôts arrivent… et personne ne sait comment les payer
La SEC a confirmé qu’elle travaille sur un cadre fiscal pour les crypto. Les transactions pourraient être soumises à une taxe sur les gains en capital. Mais personne ne sait à quel taux, ni comment déclarer. Les plateformes licenciées ne fournissent pas encore de rapports fiscaux. Les utilisateurs doivent tout calculer eux-mêmes - et ils n’ont pas les outils pour ça. Le gouvernement espère collecter des milliards de nairas par an. Mais sans éducation fiscale, sans logiciels, sans soutien, la plupart des utilisateurs vont simplement éviter de déclarer. Ce qui pourrait créer un nouveau problème : une économie parallèle encore plus difficile à contrôler.Que faire en 2026 ?
Si vous êtes un Nigérian qui veut utiliser les crypto, voici ce qu’il faut faire :- Ne tradez que sur des plateformes licenciées : Quidax et Busha sont les seuls à avoir l’approbation officielle.
- Évitez les plateformes internationales non autorisées pour les dépôts : elles ne sont plus connectées aux banques locales.
- Utilisez les échanges P2P avec prudence : vérifiez les historiques des vendeurs, ne payez jamais en espèces sans contrat écrit.
- Ne gardez pas vos crypto sur une plateforme : utilisez un portefeuille personnel (hardware ou logiciel) pour plus de sécurité.
- Documentez toutes vos transactions : dates, montants, devises. Vous aurez peut-être besoin de preuves pour les impôts plus tard.
La vraie question : la régulation protège-t-elle… ou étouffe-t-elle ?
Le Nigeria a fait un pas colossal en 2025. Il a reconnu que les crypto sont ici pour rester. Mais la régulation est encore un mélange de bonnes intentions et de mauvaise exécution. Les lois sont claires. Les applications ne le sont pas. Les banques refusent toujours de jouer le jeu. La police continue d’arrêter des gens pour des raisons qui n’existent plus. Les utilisateurs sont perdus entre la loi et la réalité. La clé, maintenant, n’est pas de faire plus de lois. C’est de faire mieux. Former les banquiers. Éduquer la police. Créer des outils simples pour les particuliers. Sans ça, la régulation ne sera qu’un mur de papier - beau à voir, mais inutile à traverser.Les crypto sont-elles légales au Nigeria en 2026 ?
Oui, les crypto-monnaies sont légales au Nigeria depuis mars 2025, grâce à la loi ISA 2025. Elles sont classées comme des titres financiers. Cependant, il est illégal d’utiliser des plateformes non autorisées par la SEC pour effectuer des transactions. Les particuliers peuvent posséder et échanger des crypto, mais seulement via des échanges licenciés.
Pourquoi les banques refusent-elles toujours les transactions crypto ?
Même si la Banque centrale du Nigeria a levé son interdiction en 2023, les banques n’ont pas encore mis à jour leurs systèmes internes. Beaucoup de employés ne savent pas comment traiter les transactions liées aux crypto. Résultat : des rejets arbitraires, des comptes bloqués, et des clients harcelés. La coordination entre la CBN, la SEC et les banques est encore lente et inégale.
Quelles plateformes de crypto sont autorisées au Nigeria ?
Pour le moment, seules deux plateformes ont reçu une licence de la SEC : Quidax et Busha. Toutes les autres - y compris Binance, Kraken ou Coinbase - ne sont pas autorisées à opérer légalement au Nigeria. Les utilisateurs peuvent encore accéder à leurs comptes sur ces plateformes, mais ne peuvent plus déposer d’argent via les banques locales.
La police peut-elle encore arrêter quelqu’un pour avoir des crypto ?
Officiellement, non. La loi de 2025 a supprimé toute base légale pour l’arrestation d’un individu pour possession de crypto. Mais en pratique, des cas de harcèlement, d’extorsion et d’arrestations continuent d’être rapportés. La police n’a pas encore reçu de formation claire sur la nouvelle législation, et certains agents continuent de traiter les crypto comme un crime.
Dois-je payer des impôts sur mes gains en crypto au Nigeria ?
Oui, mais pas encore officiellement. La SEC travaille sur un cadre fiscal pour les crypto, mais aucune loi n’a encore été publiée. Aucun taux n’a été fixé, et aucune méthode de déclaration n’est disponible. Pour l’instant, il est recommandé de garder un registre détaillé de toutes vos transactions, au cas où un système fiscal serait mis en place plus tard.
Les NFT sont-ils réglementés au Nigeria ?
Seuls les NFT qui représentent un investissement - comme des parts dans une entreprise ou des droits de revenus - sont réglementés par la SEC. Les NFT artistiques, comme les œuvres d’art numériques ou les avatars, ne sont pas concernés. Mais si vous vendez un NFT pour générer des revenus futurs, vous êtes considéré comme un émetteur de titres, et vous devez être enregistré.
Clemence Racle
janvier 3, 2026 AT 01:12C’est fou comment les gens croient encore que la loi va changer la réalité sur le terrain…
La régulation, c’est joli sur papier, mais tant que les banquiers n’ont pas fait leur devoir de formation, on va continuer à voir des comptes bloqués pour rien.
Je connais un gars à Abidjan qui a été arrêté pour avoir reçu des USDT de son frère à Paris… et il a dû payer 150 000 FCFA pour sortir de prison. Sans preuve. Sans procès. Juste parce que le flic avait peur de se faire virer s’il ne « faisait rien ».
Les lois, c’est bien. Mais les gens, eux, ils sont encore dans les années 2020.
Et tant qu’on ne forme pas les policiers, les employés de banque, les notaires… on va juste créer un nouveau système de corruption.
On a besoin de campagnes de sensibilisation, pas juste de nouveaux décrets.
Les Nigérians ne veulent pas de la régulation pour réguler… ils veulent juste pouvoir vivre sans avoir peur de leur banque.
La crypto, c’est leur sécurité. Pas un luxe.
Et tant qu’on traitera ça comme un crime, on aura toujours des gens qui mourront pour ça.
Je dis ça en tant que fille qui a vu sa mère perdre ses économies dans une fausse plateforme… et qui a vu son frère réussir grâce à Quidax.
La technologie n’est pas le problème. C’est l’humain qui l’empêche de marcher.
On peut faire mieux. On doit faire mieux.
Et si on ne le fait pas, ce ne sera pas la loi qui sera coupable… ce sera notre indifférence.
Laurent Nauleau
janvier 4, 2026 AT 13:24La SEC ? HA !
Je parie que c’est juste un couvert pour que les élites contrôlent encore plus les pauvres.
Les mêmes qui ont fait planter le naira en 2022 sont maintenant les « protecteurs » des crypto.
Et tu crois que Quidax et Busha sont « propres » ?
Je te dis : ils sont les bras armés de la CBN en tenue de tech.
Chaque transaction est surveillée, enregistrée, et vendue à des fonds étrangers.
Regarde les IPs. Regarde les logs. Regarde les données.
Les Nigérians pensent qu’ils sont libres… mais ils sont juste dans une prison avec des murs en code.
Et quand la SEC va demander les clés privées pour « vérifier »… tu crois qu’ils vont dire non ?
Non. Ils vont se plier. Par peur.
Et c’est là que ça devient totalitaire.
La crypto, c’était la liberté. Maintenant ? C’est un service payant avec surveillance intégrée.
Et tu vas payer pour ça… en silence.
Et tu vas dire merci.
Je te préviens : 2027, ils vont imposer un « wallet gouvernemental ». Et tu n’auras plus le choix.
Je le vois venir. Et je ne suis pas parano. Je lis les rapports.
Et les rapports, ils ne mentent jamais.
Les banques, la SEC, les policiers… c’est la même machine. Juste avec un nouveau logo.
Juliette Krewer
janvier 4, 2026 AT 16:23Je savais que ça allait arriver.
La régulation, c’est toujours la première étape vers l’extinction.
Regarde l’Europe. Regarde les États-Unis.
Chaque fois qu’un gouvernement dit « on va légaliser », c’est qu’il va commencer à taxer, contrôler, et éliminer les petits.
Les Nigérians pensent qu’ils ont gagné… mais ils viennent juste de signer leur propre décret d’asservissement.
Les plateformes licenciées ? Des pions.
Les utilisateurs ? Des moutons qui croient qu’ils ont des ailes.
Et les impôts sur les gains en capital ?
Attends que la SEC commence à envoyer des lettres avec des pénalités.
Les gens vont se mettre à vendre en cash, à utiliser des cashiers, à passer par des intermédiaires… et là, la corruption va exploser.
On va avoir des « crypto black markets » avec des prix 30% plus hauts.
Et la SEC va dire : « On l’avait prévenu. »
Et personne ne se souviendra que c’était eux qui ont fermé les portes.
La liberté ne se régule pas.
Elle se protège.
Et ici, elle vient d’être assassinée par un décret.
Tristan Brault
janvier 5, 2026 AT 03:46La vraie question n’est pas « les crypto sont-elles légales ? »
La vraie question est : « la liberté peut-elle survivre à la bureaucratie ? »
Le Nigeria a fait un pas immense en reconnaissant que les gens veulent contrôler leur argent.
Mais il a choisi de le faire avec un système conçu pour contrôler… pas pour libérer.
Les banques refusent les transactions parce qu’elles ne veulent pas perdre leur pouvoir.
La police arrête encore des gens parce qu’elle ne sait pas comment penser autrement.
Et la SEC ? Elle agit comme un médecin qui prescrit un remède… mais qui refuse de donner le médicament.
On a une loi qui dit : « vous pouvez posséder ». Mais on ne vous donne pas les moyens de le faire sans risque.
La crypto, c’est un acte de résistance.
Et la résistance ne se régule pas.
Elle s’adapte.
Les Nigérians vont contourner. Ils vont créer des réseaux parallèles. Des P2P en voix. Des QR codes cachés dans les marchés. Des transactions via WhatsApp avec des mots de passe en pidgin.
La loi ne les arrêtera pas.
Elle les rendra plus ingénieux.
Et peut-être… plus dangereux.
Parce que quand on refuse la liberté, on ne la détruit pas.
On la rend sauvage.
andre Garcia Rubio
janvier 6, 2026 AT 19:36Je suis content que ça aille dans le bon sens, franchement.
Je connais des gens qui ont perdu des milliers de dollars parce qu’ils utilisaient des plateformes non sécurisées.
Je sais ce que c’est que de voir quelqu’un te dire « je vais te payer en USDT »… et puis disparaître.
Les plateformes licenciées, c’est un début.
Les délais de retrait ? Oui, c’est chiant.
Les frais ? Oui, c’est plus cher.
Mais au moins, tu sais que si tu as un problème, tu peux appeler quelqu’un.
Et si tu te fais arnaquer, tu peux faire une réclamation.
C’est mieux que de pleurer sur un forum pendant 6 mois.
Je sais que les gens veulent la liberté totale.
Mais la liberté sans sécurité, c’est une illusion.
On n’est pas dans un film d’action.
On est dans la vie réelle.
Et dans la vie réelle, les règles, ça protège.
Peut-être pas parfaitement.
Mais mieux que rien.
Je dis : garde ta crypto sur un portefeuille personnel, mais utilise une plateforme légale pour trader.
Et apprends à remplir tes fichiers.
Ça prend 10 minutes par mois.
Ça vaut la peine.
guillaume ouint
janvier 8, 2026 AT 03:16Ok mais sérieux, qui a le temps de remplir des formulaires pour chaque transaction ?
Je trade en P2P, je fais des virements en Naira, je prends mon cash et je le mets dans un wallet.
Je ne veux pas de compte bancaire, je ne veux pas de KYC, je ne veux pas de rapport fiscal.
Je veux juste acheter du BTC et aller faire du barbecue.
Si la SEC veut de l’argent, qu’ils fassent payer les riches.
Pas moi qui gagne 300 euros par mois.
Et si la police me bloque pour ça ?
Ben je leur dis : « Allez vous faire foutre. »
Et je vais sur une autre plateforme.
Il y en a 1000.
La loi ne change rien pour les gens comme moi.
Elle change rien du tout.
Je suis toujours plus libre que vous.
Et je le reste.
Parce que je ne joue pas à vos jeux.
Et vous, vous êtes encore en train d’écrire des commentaires sur Reddit.
Je suis en train de vivre.
Sylvie Verboom
janvier 9, 2026 AT 07:30La SEC n’est qu’un outil de contrôle. Point.
Les Nigérians sont les cobayes d’un test de régulation mondial.
On a vu ça en Chine. On l’a vu en Inde.
On le voit ici.
Le gouvernement veut contrôler la finance pour éviter les fuites de capitaux.
Et il utilise les crypto comme prétexte.
Le vrai problème ? Le naira.
La vraie solution ? Des réformes économiques.
Pas des lois sur les portefeuilles.
Les gens utilisent les crypto parce que le système est pourri.
Et vous voulez le réparer en mettant des cadenas sur les portes ?
Ça ne marche pas.
Ça crée juste des nouveaux criminels.
Et vous, vous vous félicitez d’avoir « mis de l’ordre ».
Alors que vous avez juste créé une nouvelle forme de pauvreté.
La régulation n’est pas une solution.
C’est une distraction.
Et les Nigérians ? Ils sont juste les victimes collatérales de votre arrogance bureaucratique.
THUANE MONNIERI
janvier 10, 2026 AT 21:30La liberté est une illusion créée par les riches pour que les pauvres croient qu’ils ont un choix.
Les Nigérians pensent qu’ils sont libres parce qu’ils peuvent acheter du BTC.
En réalité, ils sont liés à un système qui les surveille, les taxe, et les juge.
La SEC n’est pas une autorité de protection.
C’est une machine de contrôle.
Et les banques ? Elles sont les gardiennes de l’ordre ancien.
Chaque transaction est un acte de rébellion… et chaque rébellion est enregistrée.
Vous croyez que les algorithmes ne savent pas qui vous êtes ?
Vous croyez que vos données ne sont pas vendues ?
Vous croyez que la police ne peut pas vous traquer à travers un wallet ?
La crypto n’est pas une révolution.
C’est une nouvelle forme de colonisation.
Et vous, vous applaudissez.
Parce que vous ne comprenez pas que la liberté ne se négocie pas.
Elle se prend.
Et ici, on l’a rendue payante.
Et on vous a vendu l’idée que c’était un progrès.
Je vous plains.
Vous êtes les derniers à croire encore à la démocratie.
Et vous payez pour ça.
Axelle Kadio-Morokro
janvier 11, 2026 AT 01:01Salut à tous, je suis d'Ivorie et j'ai vu ça avec mes yeux...
Mon cousin à Lagos il a acheté du BTC en 2023, il a eu son compte bloqué par la banque, il a dû aller à la police pour expliquer... ils lui ont demandé 50 000 nairas pour « étudier son cas »...
Il a payé. Il a eu son compte de retour... mais pas ses fonds.
Il a attendu 3 semaines.
En 2025, il a utilisé Quidax... et là, il a eu un vrai problème : il a fait un retrait, et ça a pris 7 jours...
Il a appelé le support... ils lui ont dit « votre transaction est en attente de validation NFIU ».
Il a demandé ce que c’était... ils lui ont envoyé un PDF de 47 pages en anglais.
Il a pleuré.
Je lui ai dit : « frère, tu es dans un système qui veut te protéger... mais qui ne t’a pas appris à vivre dedans. »
La loi est bonne... mais les gens sont oubliés.
Il faut des tutoriels en pidgin. Des vidéos en Yoruba. Des centres d’aide dans les quartiers.
Les gens ne sont pas des ingénieurs.
Ils veulent juste survivre.
Et ils veulent le faire en paix.
La crypto n’est pas un jeu.
C’est leur vie.
Et ils méritent mieux que des PDF et des délais.
Yves Pepin
janvier 12, 2026 AT 10:25La loi est claire. L’application, pas du tout.
Je ne suis pas pour ni contre.
Je suis pour la vérité.
Les gens veulent contrôler leur argent.
Le système leur refuse ça.
Alors ils trouvent un autre chemin.
La régulation ne les arrête pas.
Elle les pousse dans l’ombre.
Et là, c’est pire.
Je vois des jeunes qui utilisent des VPN pour accéder à Binance.
Qui paient en cash pour des USDT.
Qui se font arnaquer.
Qui se font arrêter.
Et personne ne les aide.
La solution n’est pas plus de lois.
C’est plus d’éducation.
Et moins de peur.
Brigitte ROYAL
janvier 12, 2026 AT 11:59les crypto c’est la vie 😍
mais la SEC c’est un peu comme ton ex qui revient te dire « je t’aime mais je vais te surveiller »
tu veux être libre mais elle te met des trackers partout 😭
quand je trade je veux pas de papier je veux juste du BTC et un café
mais non faut remplir un formulaire en 5 langues
je me demande si c’est la liberté ou un jeu de rôle bureaucratique 😂
je suis nigerian mais j’habite à Paris maintenant
je vois les gens ici qui ont des comptes bancaires et qui disent « oh je ne peux pas faire ça »
et moi je dis : « tu n’as pas essayé »
la crypto c’est pas pour les riches
c’est pour ceux qui ont rien à perdre
et qui veulent encore croire en quelque chose
même si c’est juste un code sur un téléphone
ivan vassilev
janvier 12, 2026 AT 20:02Je suis un mentor dans une ONG à Dakar, et je travaille avec des jeunes qui veulent apprendre la crypto.
Je leur dis toujours : « Ne confondez pas la légalité avec la liberté. »
La loi vous permet d’acheter du BTC.
Elle ne vous permet pas d’être en paix.
Les banques vous regardent de travers.
La police vous interpelle.
Les plateformes vous font attendre.
Et vous, vous continuez.
Parce que vous n’avez pas le choix.
Je leur apprends à utiliser des portefeuilles matériels.
Je leur apprends à documenter.
Je leur apprends à ne pas parler de ça en public.
Parce que la sécurité, ce n’est pas la loi.
C’est la connaissance.
Et la connaissance, personne ne peut vous la voler.
Alors apprenez.
Et restez silencieux.
Et gardez vos clés.
Parce que la vraie liberté, elle ne s’écrit pas dans un décret.
Elle s’écrit dans votre tête.
Jacky Baltes
janvier 14, 2026 AT 04:03La régulation n’est pas un ennemi. Elle est un outil.
Le problème, c’est qu’on l’utilise comme un marteau pour tout écraser.
La crypto a émergé parce que les gens n’avaient plus confiance.
La réponse n’est pas de les punir pour leur manque de confiance.
C’est de la reconstruire.
Les Nigérians ne veulent pas plus de règles.
Ils veulent plus de transparence.
Plus de clarté.
Plus de respect.
La SEC devrait publier des rapports mensuels : combien de plaintes ? Combien de retraits bloqués ? Combien de banques ont refusé des transactions ?
Et ensuite, agir.
Pas avec des lois nouvelles.
Avec des actions concrètes.
Parce que les gens ne veulent pas être régulés.
Ils veulent être entendus.
Et je crois qu’ils méritent ça.
Romain Thevenin
janvier 14, 2026 AT 16:10Je vois beaucoup de colère ici.
Et je comprends.
Je suis un coach en finance, j’aide des jeunes à gérer leur argent.
Beaucoup viennent avec des histoires de comptes bloqués, de transactions perdues, de peur.
Je leur dis : « Vous avez raison d’être en colère. »
Et puis je leur dis : « Mais la colère ne vous rend pas plus libre. »
La liberté, elle se construit avec des actions calmes.
Apprenez. Documentez. Utilisez les plateformes licenciées. Gardez vos clés.
Ne laissez pas la peur vous empêcher d’avancer.
La loi est imparfaite.
Les systèmes sont lents.
Les gens sont corrompus.
Et pourtant… vous continuez.
Parce que vous avez un but.
Et ce but, personne ne peut vous le voler.
Alors continuez.
En silence.
En sécurité.
Et avec calme.
Parce que la révolution, ce n’est pas le cri.
C’est la persévérance.
Jeanette Lesbirel
janvier 15, 2026 AT 02:19Je ne comprends pas pourquoi tout le monde fait un drame.
La crypto est légale.
Les plateformes sont autorisées.
Les gens peuvent acheter.
Alors qu’est-ce qui ne va pas ?
On veut tout, tout de suite, sans effort.
On veut être libre, mais sans faire un seul effort.
La vie, c’est pas un jeu vidéo.
On doit faire des choix.
Et ici, le choix, c’est d’utiliser Quidax.
Et d’attendre 5 jours pour retirer.
Et de garder ses preuves.
Et de ne pas se plaindre.
Parce que si on se plaint, on ne change rien.
On devient juste un autre qui crie dans le vide.
Alors faites-le. Et arrêtez de râler.
Christophe Pan
janvier 15, 2026 AT 15:34Vous êtes tous des naïfs.
La SEC ne protège pas les gens.
Elle protège les banques.
Et les banques ? Elles protègent les riches.
Les Nigérians sont des moutons qui pensent qu’ils ont un choix.
En réalité, ils sont dans un piège.
Chaque transaction est un impôt caché.
Chaque délai, une punition.
Chaque retrait, un contrôle.
Et vous, vous applaudissez.
Parce que vous êtes conditionnés.
Vous croyez que la loi vous protège.
Non.
Elle vous enferme.
Et vous êtes trop stupides pour le voir.
La crypto, c’était la révolution.
Maintenant ? C’est une prison avec un logo.
Nicole Roden
janvier 15, 2026 AT 17:42Je tiens à saluer les efforts du gouvernement nigérian pour encadrer ce secteur émergent.
La reconnaissance des crypto comme titres financiers est une avancée majeure, et la mise en place d’un cadre de conformité AML/KYC est une exigence internationale légitime.
Cependant, la transition entre l’interdiction et la régulation est complexe, et les défis opérationnels rencontrés par les institutions financières sont compréhensibles.
Il est impératif que les autorités investissent massivement dans la formation des agents bancaires et policiers, et que des canaux d’assistance clairs soient mis en place pour les particuliers.
Les plateformes licenciées doivent être soutenues, mais leur efficacité ne peut être mesurée uniquement par leur existence légale.
La confiance des utilisateurs est la vraie mesure du succès.
Je recommande vivement la création d’un portail d’information publique, en langues locales, pour guider les citoyens dans la conformité fiscale et la sécurité des actifs numériques.
La régulation, lorsqu’elle est bien exécutée, n’est pas une entrave.
C’est une infrastructure pour la liberté durable.
Daniel Verreault
janvier 17, 2026 AT 00:11La crypto au Nigeria ? C’est la seule chose qui fonctionne encore.
Les banques ? Elles sont mortes.
Le gouvernement ? Il est en mode « on va tout contrôler ».
Et les gens ? Ils sont en mode « on va tout contourner ».
Je suis canadien, j’ai vu ça à Toronto.
Les jeunes là-bas utilisent des crypto pour payer leurs loyers, leurs factures, leurs cours.
Parce que les banques refusent de les servir.
Le Nigeria ? C’est pareil.
Seulement en plus grand.
Et plus brutal.
La solution ?
Ne pas réguler. Mais faciliter.
Donner des outils simples.
Des applications gratuites.
Des tutoriels en vidéo.
Et arrêter de traiter les gens comme des criminels.
Parce qu’ils ne sont pas des criminels.
Ils sont des survivants.
Et ils méritent mieux que des PDF et des délais.
Donnez-leur un chemin.
Et ils feront le reste.
Mehdi Alba
janvier 18, 2026 AT 13:20La SEC ? C’est une blague.
Je connais un gars qui a utilisé Busha, il a fait un retrait, et 3 semaines plus tard, il a reçu un SMS de la police : « Votre transaction a été signalée comme suspecte. Veuillez vous présenter au commissariat avec vos pièces d’identité et vos clés privées. »
Il a dit non.
Il a fermé son compte.
Et il a commencé à vendre des NFT en échange de cigarettes.
Parce que la crypto, c’est pas un système.
C’est un état d’esprit.
Et vous pouvez pas réguler un état d’esprit.
Vous pouvez juste l’effrayer.
Et vous avez réussi.
Les gens ont peur.
Et quand ils ont peur, ils ne font plus rien.
Alors la crypto meurt.
Et les banques gagnent.
Et les riches continuent à s’enrichir.
Et vous ?
Vous êtes juste les gardiens du système qui tue la liberté.
Et vous ne le savez même pas.
Djamila Mati
janvier 19, 2026 AT 05:27Je suis nigériane. J’ai vécu les deux époques.
En 2021, j’ai vu des amis arrêtés pour avoir utilisé Binance.
En 2025, j’ai vu mon frère se faire bloquer son compte pour avoir reçu 500 dollars via Quidax.
La loi a changé.
La mentalité, non.
Les banquiers n’ont pas été formés.
Les policiers n’ont pas été informés.
Les gens n’ont pas été éduqués.
Et pourtant, on dit que c’est une avancée.
Je ne vois pas d’avancée.
Je vois un système qui a changé de nom.
Et qui continue à tuer.
La liberté ne se décrète pas.
Elle se vit.
Et elle ne peut pas être encadrée par un décret.
Je veux juste pouvoir envoyer de l’argent à ma mère sans avoir peur.
Est-ce trop demander ?
Vianney Ramos Maldonado
janvier 20, 2026 AT 15:31La régulation des crypto-monnaies au Nigeria constitue une mesure prudente, mais elle révèle une faille structurelle dans l’application des politiques publiques. La légalisation formelle des actifs numériques ne saurait compenser l’absence de coordination institutionnelle entre la CBN, la SEC et les banques commerciales. L’application arbitraire des sanctions par les forces de l’ordre, malgré l’abrogation des interdictions, témoigne d’une déconnexion chronique entre la norme juridique et la réalité opérationnelle. Il convient donc de considérer cette transition comme une réforme incomplète, et non comme un accomplissement. La création d’un cadre fiscal clair, accompagné d’une campagne de sensibilisation nationale, serait une condition sine qua non pour transformer cette législation en instrument de protection, et non en vecteur de répression.