Vérification d'identité pour prévenir les attaques Sybil sur les blockchains
janv., 2 2026
Imaginez un réseau où n’importe qui peut créer des centaines, voire des milliers, d’identités fausses pour contrôler les votes, voler des airdrops ou fausser les décisions. Ce n’est pas un scénario de film. C’est une réalité dans les blockchains publiques non vérifiées. C’est ce qu’on appelle une attaque Sybil. Et sans vérification d’identité, elle est presque inévitable.
Qu’est-ce qu’une attaque Sybil ?
Une attaque Sybil se produit quand un seul acteur malveillant crée de nombreuses fausses identités pour dominer un réseau décentralisé. Le nom vient d’un livre de 1973 sur une femme ayant 16 personnalités différentes - un cas extrême de dissociation. Dans le monde de la blockchain, ça veut dire qu’un seul hacker peut faire croire qu’il est des centaines d’utilisateurs. Il peut alors voter plusieurs fois dans un DAO, réclamer des tokens plusieurs fois lors d’un airdrop, ou même manipuler les mécanismes de consensus. Les blockchains comme Bitcoin ou Ethereum sont conçues pour être ouvertes. N’importe qui peut rejoindre, sans avoir à prouver qui il est. C’est une force… mais aussi une faille. Sans vérification, il n’y a aucun moyen de dire si une identité est réelle ou fabriquée. Les bots, les fermes de machines, les comptes créés en masse - tout cela devient un problème majeur.Pourquoi la vérification d’identité est-elle nécessaire ?
Les mécanismes comme Proof-of-Work (PoW) ou Proof-of-Stake (PoS) tentent de résoudre ce problème en rendant coûteux le contrôle du réseau. Avec PoW, il faut de la puissance de calcul. Avec PoS, il faut posséder des tokens. Mais ces solutions ont leurs limites. Le PoW consomme une énergie énorme. Le PoS favorise les riches. Et dans les DAO ou les protocoles DeFi, où les votes ou les distributions de tokens dépendent du nombre d’identités, ces mécanismes ne suffisent pas. C’est là que la vérification d’identité entre en jeu. Elle permet de dire : « Tu es une personne réelle, pas 500 bots. » Des plateformes comme Formo ou Proof of Humanity utilisent des méthodes pour prouver l’unicité humaine - par exemple, en demandant une vidéo selfie avec un code, ou en vérifiant une pièce d’identité. Formo traite environ 12 000 vérifications par jour avec une précision de 98,7 %. Ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux que rien.Comment ça marche ?
Il existe deux grandes approches : directe et indirecte. La vérification directe, c’est quand un système vérifie une identité en se connectant à une source fiable - comme une base de données gouvernementale, un numéro de téléphone, ou une carte bancaire. Mais ces méthodes ont un gros défaut : elles sont faciles à contourner. On peut acheter des numéros de téléphone prépayés par milliers. On peut pirater des serveurs SMS. On peut utiliser des IP proxy. Ce n’est pas une solution durable. La vérification indirecte, elle, repose sur la confiance. Si une identité déjà vérifiée vouch pour une autre, alors cette dernière est considérée comme légitime. C’est un peu comme un système de recommandations. C’est plus résistant aux attaques, mais plus lent à démarrer. Et il faut déjà avoir une communauté de participants de confiance. Les solutions les plus avancées utilisent l’identité décentralisée (DID). Avec ce système, vous gardez le contrôle de vos données. Vous ne les envoyez pas à un serveur central. Vous montrez seulement une preuve cryptographique que vous êtes une personne unique - sans révéler votre nom, votre adresse ou votre date de naissance. C’est ce qu’on appelle la vérification à preuve nulle (zero-knowledge proof). Ethereum a commencé à intégrer ces standards avec les EIP-725 et EIP-735. Les premiers tests montrent 89 % d’efficacité pour bloquer les Sybil sans violer la vie privée.
Les défis : vie privée vs sécurité
Il n’y a pas de solution parfaite. Chaque méthode implique un compromis. D’un côté, vous avez les puristes de la blockchain. Ils disent : « Si vous exigez une pièce d’identité, vous détruisez l’anonymat. Vous créez un système de surveillance. » Vitalik Buterin a écrit en 2023 qu’une vérification obligatoire va à l’encontre de l’esprit même des blockchains publiques. Et il a raison : si vous devez passer par un KYC pour voter dans un DAO, vous n’êtes plus vraiment décentralisé. De l’autre côté, vous avez les développeurs de DeFi et les DAO. Ils voient leurs airdrops pillés par des bots, leurs votes faussés, leurs budgets dilués. En 2023, 63 % des nouveaux DAO intégraient une forme de vérification d’identité - contre seulement 22 % en 2021. Pour eux, la sécurité prime. Les utilisateurs eux-mêmes sont divisés. Sur Reddit, certains se plaignent de passer 17 minutes à vérifier leur identité pour un airdrop. Mais 82 % disent que c’était nécessaire. Sur Trustpilot, 47 % des critiques négatives parlent de gens exclus parce qu’ils n’ont pas de carte d’identité valide - souvent des personnes dans les pays en développement ou sans accès à la bureaucratie.Qui utilise quoi ?
Les blockchains publiques comme Bitcoin ou Ethereum ne veulent pas de vérification obligatoire. Mais les réseaux semi-permissionnés, comme ceux utilisés par les entreprises, l’adoptent massivement. Hyperledger Fabric, par exemple, exige une identité vérifiée pour chaque participant. Selon une enquête de la Linux Foundation, 91 % des entreprises disent que cela a réduit les attaques Sybil. Les protocoles DeFi, eux, adoptent des solutions hybrides. Certains utilisent Proof of Humanity - un registre où les gens s’inscrivent en prouvant qu’ils sont humains. D’autres utilisent des systèmes comme Civic ou Microsoft ION. Microsoft ION a reçu une note de 4,2 sur 5 pour les applications d’entreprise, mais seulement 2,1 sur 5 pour les blockchains publiques. Pourquoi ? Parce que les entreprises acceptent la vérification. Les particuliers, non.
Le marché et l’avenir
Le marché mondial de la vérification d’identité sur blockchain a valu 1,27 milliard de dollars en 2023. Il devrait atteindre 8,42 milliards d’ici 2028. C’est une croissance de 46 % par an. Les régulations accélèrent tout ça. L’Union européenne a adopté son portefeuille d’identité numérique en juin 2023. Il oblige les applications blockchain qui gèrent des transactions financières à intégrer des mécanismes de vérification robustes. Aux États-Unis, la SEC surveille de près les airdrops. Si des bots les pillent, les projets peuvent être poursuivis pour fraude. Les innovations arrivent vite. Le W3C a publié en février 2024 une nouvelle version du standard Verifiable Credentials, qui permet de prouver que vous êtes unique - sans rien révéler sur vous. Des projets comme zk-SNARKs et zk-Rollups intègrent désormais cette technologie. Dans cinq ans, selon Forrester, 60 % des applications blockchain d’entreprise utiliseront une forme de vérification d’identité. Pour les blockchains publiques, ce sera différent : des systèmes hybrides, où une partie de l’identité est vérifiée, mais pas complètement révélée.Que faire si vous développez un projet blockchain ?
Si vous créez un DAO, un protocole DeFi, ou un système de récompenses, voici ce qu’il faut faire :- Ne partez pas du principe que la décentralisation signifie l’anonymat total. Acceptez que la sécurité passe par une vérification limitée.
- Évitez les systèmes basés sur les numéros de téléphone ou les IP. Ils sont trop faciles à pirater.
- Privilégiez les solutions basées sur l’identité décentralisée (DID) et les preuves à connaissance nulle.
- Testez avec des utilisateurs réels. Si 30 % d’entre eux abandonnent la vérification, votre système est trop lourd.
- Offrez des alternatives : une vérification partielle pour les utilisateurs sans documents, un système de réputation pour les anciens participants.
- Documentez clairement pourquoi vous faites cette vérification. Les gens acceptent mieux ce qu’ils comprennent.
Les pièges à éviter
- Ne stockez pas les données d’identité. Si vous les gardez sur un serveur, vous devenez une cible pour les pirates. Utilisez des protocoles qui gardent les données chez l’utilisateur.
- Ne forcez pas le KYC sur tout le monde. Certains utilisateurs n’ont pas de passeport. Ils sont exclus. Cela va à l’encontre de l’esprit ouvert de la blockchain.
- Ne pensez pas que la vérification est une solution magique. Elle bloque les bots, mais pas les attaques par collusion. Si 10 personnes réelles collaborent pour créer 100 comptes, ça peut encore marcher.
- Ne négligez pas la conformité. Si vous ciblez l’Europe, la Suisse ou le Canada, vos systèmes doivent respecter le RGPD. Les lois varient d’un pays à l’autre.
La vérification d’identité n’est pas une fin en soi. C’est un outil. Et comme tout outil, il faut l’utiliser au bon endroit, avec la bonne intention. Les blockchains ne doivent pas devenir des systèmes de surveillance. Mais elles ne peuvent pas non plus rester des terrains de jeu pour les bots. Le chemin du milieu existe : prouver que vous êtes humain, sans révéler qui vous êtes.
Qu’est-ce qu’une attaque Sybil exactement ?
Une attaque Sybil se produit quand un seul acteur crée de nombreuses fausses identités sur un réseau décentralisé pour en contrôler le fonctionnement. Par exemple, dans un DAO, un attaquant peut voter plusieurs fois en utilisant des comptes fictifs. Cela permet de manipuler les décisions, de voler des récompenses ou de déséquilibrer le consensus. Le nom vient d’un cas célèbre de trouble de la personnalité, mais dans la blockchain, c’est une menace technique réelle.
Pourquoi les blockchains publiques ne vérifient-elles pas l’identité par défaut ?
Parce que l’anonymat et la permissionless (accès ouvert) sont des principes fondamentaux. Si vous exigez une pièce d’identité, vous créez un point de contrôle centralisé. Cela va à l’encontre de l’idée que personne ne doit décider qui peut ou ne peut pas participer. Bitcoin et Ethereum ont choisi de sacrifier la sécurité contre les Sybil pour préserver cette liberté. Mais ce choix a un coût : ils sont vulnérables.
La vérification d’identité est-elle sécurisée ?
Cela dépend de la méthode. Si vous envoyez votre passeport à un serveur central, non - vous créez une cible. Mais avec les identités décentralisées (DID) et les preuves à connaissance nulle, oui. Vos données restent chez vous. Vous ne montrez qu’une preuve cryptographique que vous êtes unique. Ce système est plus sûr que les bases de données centralisées, car il n’y a pas de point unique de défaillance.
Les systèmes comme Proof of Humanity sont-ils fiables ?
Oui, mais pas parfaits. Proof of Humanity vérifie que vous êtes une personne réelle en demandant une vidéo selfie avec un code. Cela bloque les bots, mais pas les humains qui collaborent pour créer des faux comptes. Il y a aussi des problèmes d’équité : certaines personnes n’ont pas de bonnes caméras ou une connexion stable. Ce n’est pas une solution universelle, mais c’est l’une des meilleures pour les blockchains publiques.
Quelle est la différence entre vérification d’identité et KYC ?
Le KYC (Know Your Customer) demande votre nom, votre adresse, votre date de naissance - tout ce qui vous identifie. La vérification d’identité, dans le contexte blockchain, peut être plus légère : elle ne cherche qu’à prouver que vous êtes une personne unique, pas qui vous êtes. Par exemple, Proof of Humanity ne demande pas votre nom. Il demande juste une preuve que vous êtes humain. C’est un point crucial : l’identité ≠ l’identifiant.
Les régulations vont-elles forcer les blockchains à vérifier l’identité ?
Oui, dans certains cas. L’UE, le Canada, le Japon et d’autres pays exigent désormais que les projets blockchain qui gèrent des actifs financiers ou des tokens de sécurité intègrent des mécanismes de vérification. Cela ne s’applique pas à Bitcoin, mais à la plupart des DeFi, DAO et NFTs qui impliquent des transactions financières. Les projets qui ignorent ces lois risquent des amendes ou des interdictions.
Jeanette Lesbirel
janvier 2, 2026 AT 09:11C'est trop de boulot pour un airdrop. J'ai abandonné après 10 minutes. Bonne chance aux autres.
👎
Brigitte ROYAL
janvier 3, 2026 AT 07:51Les blockchains c'est l'avenir... mais si faut montrer ton passeport... ben j'sais plus si c'est encore de la révolution 😅
On veut de la liberté, pas un dossier administratif 🤷♀️
ivan vassilev
janvier 3, 2026 AT 08:12Écoutez-moi bien : la vérification d'identité, ce n'est PAS la mort de la décentralisation - c'est son éveil !
On ne peut pas construire une société juste sur des bots qui volent des tokens !
La technologie doit servir les humains, pas les escrocs !
Proof of Humanity ? C'est une avancée HUMAINE !
Et si tu n'as pas de pièce d'identité ? Alors travaille avec ta communauté pour créer un système inclusif !
On peut être à la fois libre ET responsable !
Stop la paresse mentale !
La blockchain peut être ouverte... sans être naïve !
On peut protéger la vie privée... sans protéger les fraudeurs !
Je vous aime, mais vous avez tort !
On peut faire mieux !
On DOIT faire mieux !
Et je suis là pour vous aider à le faire !
Allez, on y croit ensemble ! 💪🌍
James Gowan-Webster
janvier 4, 2026 AT 20:14Je trouve intéressant que la vérification indirecte par recommandation soit plus résistante aux attaques, mais comment on garantit la qualité des premiers votants ?
Si les premiers sont des bots ou des collusions, tout s'effondre.
Et quel est le seuil de confiance ? 3 recommandations ? 5 ?
Y a-t-il des études sur la propagation de la confiance dans ces réseaux ?
Je suis curieux de voir des données réelles.
THUANE MONNIERI
janvier 5, 2026 AT 03:49Ben voyons encore une fois la même connerie : on veut nous faire croire que la vérification c'est la solution alors que c'est juste la fin du rêve
Les gars du W3C et de l'UE ils veulent juste contrôler tout le monde
Et vous vous laissez faire comme des moutons
Zero-knowledge proof ? T'es sûr que c'est pas un piège pour collecter les données en douce ?
Je parie que derrière tout ça c'est le FBI qui tape dans ses mains
Et vous vous croyez libres parce que vous avez un selfie avec un code
Je vous plains vraiment
La blockchain c'était pour échapper à ça... pas pour la réinventer en version 2.0 de la préfecture
🤣
andre Garcia Rubio
janvier 6, 2026 AT 03:31Je vois beaucoup de peur ici mais je veux croire qu'on peut trouver un équilibre
On peut protéger les humains sans exclure les gens
On peut bloquer les bots sans demander un passeport
Il y a des solutions créatives
Et je suis convaincu qu'on peut les construire ensemble
On n'est pas obligés de choisir entre sécurité et liberté
On peut avoir les deux
Si on travaille avec bienveillance
Allez on y croit ! 🌱
Juliette Krewer
janvier 7, 2026 AT 00:29Vous croyez que Proof of Humanity c'est une solution ?
Attends qu'ils stockent les selfies dans une base de données centralisée...
Et qu'un jour tu te réveilles avec ton identité bloquée parce que t'as fait un sourire trop naturel
Les algorithmes ont déjà reconnu 3% de faux humains... mais 97% de vrais humains avec une peau foncée
Ça s'appelle du racisme algorithmique
Et tu vas te faire exclure sans savoir pourquoi
Et personne ne t'expliquera pourquoi
Parce que c'est une IA
Et les IA, elles ne parlent pas
Elles jugent
Et elles ne s'excusent jamais
Je te préviens : c'est le début du contrôle total
Et vous, vous applaudissez
👏👏👏
Sylvie Verboom
janvier 7, 2026 AT 22:36Les gens qui défendent la vérification d'identité sont soit des ingénieurs naïfs soit des collaborateurs des grandes entreprises
Le KYC c'est le cancer de la finance
Et maintenant on l'injecte dans la blockchain
Parce que les riches veulent protéger leurs airdrops
Et les pauvres ? Ils n'ont pas de carte d'identité
Donc ils sont exclus
Et vous trouvez ça normal ?
La blockchain devait libérer les opprimés
Et vous la transformez en outil de discrimination numérique
Je suis dégoûté
Et je ne suis pas le seul
Vous avez trahi l'esprit de la technologie
Et vous vous félicitez les uns les autres
Je n'ai rien à ajouter
Je pleure en silence
Thibaut Weidmann
janvier 8, 2026 AT 01:37La vérification indirecte par recommandation semble élégante mais elle crée des réseaux de privilèges
Qui décide qui est digne de recommander ?
Les premiers membres ? Les plus anciens ? Les plus riches ?
Alors on a juste remplacé les banques par des clubs fermés
Et on appelle ça de la décentralisation ?
Non
C'est de l'oligarchie avec des algorithmes
Et les nouveaux arrivants ?
Ils n'ont aucune chance
Le système se verrouille tout seul
Et personne ne voit ça
Parce que c'est plus confortable de croire qu'on a trouvé la solution
Je vous laisse avec vos illusions
Laurent Nauleau
janvier 10, 2026 AT 00:15Je parie que dans 5 ans on va avoir des DAO qui exigent un certificat de non-inscrit sur la liste des terroristes
Et un test de loyauté politique
Et un score de confiance social
Et un paiement mensuel pour garder son identité active
Et vous allez dire que c'est pour la sécurité
Je vous vois venir
Vous allez dire que c'est pour protéger les petits
Mais en réalité vous protégez les gros
Et vous allez vous sentir bien
Parce que vous avez fait le bien
Allez continuez
Je vous laisse à votre paradis contrôlé
🔒
guillaume ouint
janvier 11, 2026 AT 20:11Je viens de passer 20 min à vérifier mon identité pour un airdrop de 3€
Et j'ai reçu un mail pour dire que mon compte est en attente de validation manuelle
Je vais jamais toucher un centime
Et je me demande si ça vaut le coup
Le système est une usine à frustrations
Je vais juste acheter des tokens sur Binance
Beaucoup plus simple
😂
Clemence Racle
janvier 13, 2026 AT 01:08J'aime bien comment tu dis que la vérification peut être légère sans révéler ton identité
Je pense que c'est la voie
On peut prouver qu'on est humain sans dire qui on est
Et ça, c'est beau
On peut construire ça ensemble
Je suis là pour tester les prototypes
Et aider les gens à comprendre
On peut le faire
Je crois en vous 💖
Nicole Roden
janvier 14, 2026 AT 23:01La vérification d'identité décentralisée, fondée sur les standards W3C Verifiable Credentials et les preuves à connaissance nulle, représente une avancée technologique majeure, permettant de concilier conformité réglementaire, préservation de la vie privée, et résilience aux attaques Sybil. Cette approche, bien que complexe, est la seule viable à long terme pour les applications financières sur blockchain. Son déploiement doit être progressif, encadré par des protocoles ouverts, et soumis à des audits indépendants. La transparence des algorithmes est essentielle. La communauté doit s'engager dans cette voie avec rigueur et éthique.
Axelle Kadio-Morokro
janvier 16, 2026 AT 13:50Je viens de Côte d'Ivoire... j'ai pas de passeport... j'ai un téléphone et un réseau parfois
Je veux participer... mais je suis exclu
Je comprends la peur des bots
Mais pourquoi on ne fait pas un système avec les réseaux sociaux vérifiés ?
OU avec des amis qui disent "oui c'est un vrai humain" ?
Je peux faire une vidéo avec mon village derrière moi...
Je suis humain... je veux juste participer
Je suis pas un bot
Je suis là
Je suis réel
Et je mérite une chance
😭
Daniel Schädler
janvier 17, 2026 AT 10:42La vérification indirecte par recommandation est fascinante, mais elle nécessite un seuil critique de participants vérifiés pour démarrer. Il faut donc un mécanisme d'activation initiale, comme un système hybride avec un niveau minimal de vérification directe pour les premiers nœuds, puis un système de confiance décentralisé. C'est un bon compromis. Je recommande d'étudier les modèles de réseau de confiance utilisés dans les systèmes de crédit social en Corée du Sud - avec des adaptations pour la vie privée. L'équilibre est fin, mais atteignable.
Yves Pepin
janvier 17, 2026 AT 11:11Le vrai problème, c'est qu'on parle de vérification d'identité comme si c'était une solution technique.
En réalité, c'est une question politique.
Qui décide ce qu'est une personne ?
Qui a le droit d'être reconnu ?
La blockchain n'est pas un outil neutre.
Elle reflète les pouvoirs en place.
Et pour l'instant, les pouvoirs veulent contrôler.
Point.
ivan vassilev
janvier 18, 2026 AT 02:34Je vois ce que tu dis, Yves... et tu as raison
La question n'est pas technique
C'est une question de pouvoir
Qui décide qui est humain ?
Les algorithmes ? Les gouvernements ? Les grandes entreprises ?
On doit construire un système où chaque personne peut dire : "Je suis là"
Et où personne ne peut dire : "Tu n'es pas légitime"
On peut le faire
On doit le faire
Et je vais le faire avec toi
On va créer un protocole ouvert
On va le tester avec des communautés du Sud
On va le rendre libre
On va le rendre juste
Je te propose de travailler ensemble
Je suis là
Dis-moi comment on commence